La famille au cœur du projet politique du cdH


Pour le cdH, le modèle familial dans toute sa diversité, a un rôle fondateur pour la personne, son épanouissement, son développement. Les familles sont des lieux de construction et de socialisation.  Le cdH entend tout mettre en œuvre pour améliorer leurs conditions de vie et donc leurs potentialités à offrir des compétences affectives, cognitives (savoir être et savoir-faire) et relationnelles. Celles-ci sont essentielles dans la construction de chaque personne et l’amèneront à être  responsable et solidaire.

Pour le cdH, soutenir les familles, c’est  prendre en compte la dimension familiale (et la diversité des familles) dans toute politique (sécurité sociale, fiscalité, logement, mobilité, action sociale, droit familial,…). En matière fiscale, par exemple, cela implique de répercuter la dimension familiale dans les montants déductibles pour tout dispositif (précompte professionnel, immobilier, taxe de mobilité, abattement et réduction pour achat de logement, transformation, énergie alternative, etc.). Soutenir les familles, c’est aussi répondre à leurs besoins en services : enseignement, formation qualifiante des jeunes, accueil de la petite enfance et extrascolaire, services à domicile, accueil des personnes dépendantes…. C’est leur donner les moyens d’être de véritables « ressources » dans la vie quotidienne de chacun.

Les priorités du cdH

  • Améliorer la conciliation entre la vie de famille et le travail en allongeant le congé de maternité de 15 à 18 semaines, en alignant le congé d’adoption sur le congé de maternité et en allongeant le congé de deuil de 3 à 10 jours.
  • Impliquer les pères dans l’éducation en favorisant le congé de paternité et le partage du congé parental.
  • Réussir le transfert de compétences en matière d’allocations familiales décidé dans le cadre de l’accord institutionnel de 2011.
  • Mobiliser tous les niveaux de pouvoirs en vue d’augmenter le nombre de places d’accueil pour la petite enfance de manière coordonnée et en partenariat avec le secteur associatif et privé, dégager des moyens nouveaux en vue de répondre au boom démographique et prévoir un statut social complet pour les accueillantes conventionnées en vue d’encourager la profession.
  • Développer l’accueil des enfants en dehors du temps scolaire en examinant les difficultés qui empêchent ce secteur de se déployer, de se démocratiser, de se renforcer en qualité.
  • Investir dans une  alliance éducative autour des 12-20 ans, par exemple, en confiant dans chaque commune la jeunesse à un échevin afin d’assurer une coordination des acteurs locaux (mouvements de jeunesse, écoles, maisons de jeunes, associations en milieu ouvert, clubs sportifs lieux culturels….) et la prise en compte des besoins spécifiques des jeunes au travers des actions menées par la commune (logement, mobilité, sport…).
  • Loger les familles en dépénalisant financièrement les colocations, favorisant les formules originales comme le logement tremplin, le logement kangourou, les agences immobilières sociales, en étudiant les possibilités d’allègement de la pression fiscale immobilière pour les jeunes qui s’installent et, pourquoi pas, en rendant possible une mobilisation de l’épargne familiale dans une solidarité entre les générations via un abattement fiscal correspondant à l’intérêt abandonné dans le prêt gracieux aux enfants ou aux descendants du troisième degré, pour aider à l’investissement durable.
  • Soutenir les familles fragilisées par la maladie ou le handicap d’un enfant en améliorant le régime actuel reconnaissant aux parents le droit d’interrompre leur carrière professionnelle pour assister ou offrir des soins à un enfant gravement malade, en développant les équipes de liaison pédiatriques (pédiatre coordinateur, psychologue, infirmière sociale, infirmières de liaison),  les « maisons de répit » et en accélérant l’adaptation des structures de soins pour les adolescents, qui ne sont réellement à leur place ni dans les structures pédiatriques, ni dans les structures pour adultes.
  • Poursuivre les réformes en droit familial
    Le cdH veut finaliser d’urgence la création du tribunal de la famille et de la jeunesse, mettre rapidement en place la commission prévue dans la nouvelle loi sur les créances alimentaires (objectivation), mieux protéger les concubins, améliorer le statut des co-habitants légaux, créer un statut pour le parent d’accueil et finaliser la réforme des incapacités afin d’élaborer un statut conforme à la dignité humaine.
  • Encourager  la solidarité intergénérationnelle intrafamiliale en améliorant le régime des  congés accordés pour soigner un parent gravement malade ou pour soins palliatifs, en développant les services (de soins) à domicile, en prévoyant une reconnaissance pour les « aidants proches » et en veillant à une offre suffisante de places financièrement accessibles en maisons de repos.