Quotas de médecins : Catherine Fonck dénonce une discrimination à l’envers pour les futurs médecins et dentistes belges

Posté le 8 Décembre 2016 dans Les Communiqués , National


Catherine Fonck, députée fédérale et cheffe de groupe cdH à la Chambre, dénonce la politique des quotas de médecins menée en Belgique.


Pour rappel, l’instauration de ces quotas visait à limiter l’offre médicale afin de limiter la consommation et garantir la qualité des soins. Or, en raison de la libre circulation des professionnels de la santé, les quotas n’aboutissent plus à limiter le nombre de médecins actifs en Belgique mais uniquement le nombre de médecins et dentistes belges pouvant exercer sur notre territoire.

En effet, cette logique a conduit à ce qu’en 2015, en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), 41% des médecins ayant obtenu un numéro INAMI ont été diplômés à l’étranger pour 16.1% en Communauté flamande. Ce pourcentage monte même jusque 51,6% en FWB et 35,3% en Flandre pour ce qui concerne les dentistes.

Le seul effet des quotas de numéros INAMI est donc de limiter les possibilités d’accès des Belges à une profession médicale sans limiter le nombre total de médecins exerçant en Belgique. Ils pénalisent donc les Belges au profit des Européens.

Puisqu’il n’est pas possible de contingenter les médecins européens, Catherine Fonck demande donc de revoir fondamentalement les quotas belges afin que les jeunes Belges n’aient pas moins de possibilités d’exercer que leurs homologues européens.

Par ailleurs, Catherine Fonck demande l'instauration d'un examen linguistique, primordial pour une relation optimale entre le médecin et son patient, comme c’est déjà le cas par exemple en Autriche où un examen de connaissance de l’Allemand est organisé quatre fois par an. La députée humaniste, qui plaide pour cela depuis des mois, attend maintenant des actes de la Ministre De Block. Une directive européenne de 2013 permet la mise en place de tels examens. Mais le gouvernement fédéral ne l’a pas prévu lors de la transposition de cette directive dans le droit belge en 2016. Cela doit être corrigé !

Elle invite également à envisager un mécanisme de vérification des compétences professionnelles pour les médecins non-belges qui désirent pratiquer en Belgique.

Sur base de ces nouveaux chiffres, il est essentiel que les différents acteurs de ce dossier se remettent sereinement autour de la table pour revoir la politique des quotas afin de garantir aux candidats médecins et dentistes, formés dans nos excellentes facultés de médecine, les mêmes chances d’exercer que leurs homologues européennes et pour garantir une médecine de qualité.