Budget fédéral : d’énormes efforts demandés aux citoyens pour des résultats pour le moins faiblards

Posté le 20 Décembre 2016 dans Les Communiqués , National


Depuis deux ans, ce gouvernement demande des efforts considérables aux gens. De nombreuses économies, parfois réalisées de façon totalement inconsidérée ou purement idéologique, en matière de santé, de mobilité notamment, frappent durement patients et navetteurs. D’autres mesures ont également fait mal aux citoyens, aux familles, à la classe moyenne que chaque exercice budgétaire ponctionne davantage (hausse de la TVA sur l’électricité, saut d’index, relèvement de l’âge de la pension, nouvelles taxes sur la consommation,…)


En particulier, la politique de santé est vue comme une simple variable d’ajustement de l’énorme dérapage budgétaire dont ce gouvernement est responsable, avec à la clé des répercutions sur le patient mais aussi sur les soins à domicile et sur les hôpitaux, où des emplois risquent d’être perdus.

Des mesures inefficaces au point que la NVA va jusqu’à travestir les chiffres du gouvernement fédéral pour tenter d’en maquiller le bilan. Mais personne ne s’y trompe…

Cela fait maintenant plus de deux mois que le Premier ministre a prononcé son discours sur l’état de l’Union. Il nous parlait alors d’un plan d’investissement national, de réforme de l’impôt des sociétés, de mobilisation de l’épargne, de taxation des plus-values, de budget mobilité. Tout ça pour relancer l’économie et l’emploi. Deux mois plus tard, on ne peut que constater que toutes ces déclarations sont restées lettre morte. Le gouvernement est incapable d’initiatives nouvelles, ambitieuses et n’existe plus qu’au travers de ses querelles intestines.

Même en termes d’emplois, le bilan est maigre. Le gouvernement se targue d’avoir créé 100.000 emploi mais le taux d’emploi n’augmente pas, l’objectif que s’est assigné le gouvernement à de 73,2% en fin de législature s’éloigne et la Belgique fait nettement moins bien que bon nombre de pays européens.

Pire, ce gouvernement a même pris des mesures qui augmentent le coût du travail et pénalisent les entreprises, et singulièrement les PME ainsi que le secteur non-marchand. Parmi celles-ci, l’augmentation des taxes sur les voitures de société, sans proposer un budget mobilité alternatif, l’augmentation de la contribution financière des employeurs lors de l’écartement des femmes enceintes ainsi que lors du départ de travailleurs en maladie.

Pour Catherine Fonck et Benoît Dispa, il est temps que le gouvernement prenne la pleine mesure du défi qu’il doit relever et réalise les avancées maintes fois annoncées en matière socio-économique.

Si le gouvernement reste sourd aux avertissements d’institutions comme la Cour des Comptes, la Commission Européenne et le FMI, lors de l’ajustement budgétaire du printemps prochain, le réveil sera dur pour le gouvernement… et pour le citoyen.