Commission d’enquête Samusocial : « Mme Peraïta aurait mieux fait de valoir son droit à la décence, plutôt que son droit au silence », dénonce le cdH

Posté le 18 Juillet 2017 dans Les Communiqués , Région bruxelloise


Le groupe cdH au Parlement bruxellois, s’il n’est pas surpris du système de défense invoqué cet après-midi par Pascale Peraïta – à savoir faire valoir son « droit au silence » – n’en est pas moins profondément choqué par son refus de répondre à la moindre des questions que les commissaires auraient pu lui poser. En effet, le groupe cdH estime que Mme Peraïta aurait pu – aurait dû, même – répondre aux questions qui ne concernaient pas directement l’enquête judiciaire en cours, mais bel et bien l’organisation du Samusocial, ses missions, l’organigramme interne, les relations de travail au sein de l’asbl,… Sauf à considérer, comme pourrait le laisser penser Mme Peraïta par son silence absolu, que tout ce qui concerne aujourd’hui le Samusocial est judiciarisable et susceptible de poursuites pénales et/ou civiles. 


André du Bus, membre suppléant de la Commission d’enquête, et Benoît Cerexhe, chef de groupe cdH au Parlement bruxellois et membre effectif de la Commission d’enquête, dénoncent dans les termes les plus vifs ce refus assumé, répété et coordonné avec ses conseils, d’aider le Parlement à faire un peu plus la lumière sur les pratiques du Samusocial et sur la manière dont les missions s’y exercaient hier et s’y exercent aujourd’hui encore. « Plutôt que de faire valoir son droit absolu au silence, Mme Peraîta a surtout fait valoir son droit absolu à l’indécence », regrette Benoît Cerexhe. « Nous aurions espéré qu’au droit au silence, Mme Peraïta privilégie le droit à la décence. La décence à l’égard des contribuables. La décence à l’égard des donateurs. La décence à l’égard des sans-abri et des personnes aidées par le Samusocial. La décence enfin à l’égard du personnel du Samusocial, lequel est en droit d’obtenir des explications sur la manière dont la directrice d’abord, l’administratrice-déléguée ensuite, l’a trompé et viscéralement meurtri. »

Benoît Cerexhe et le groupe cdH estiment que par son attitude Mme Peraïta, s'appropriant la réplique de la Pompadour « Après moi les mouches, après moi le déluge », porte un nouveau coup de massue à celles et ceux qui en travaillant au Samusocial n’ont d’autres objectifs que de venir en aide aux plus démunis de notre Région.