Catherine Fonck veut un congé parental pour les familles d'accueil

Posté le 5 Décembre 2013 dans Les Communiqués , National , Emploi/Economie , Enseignement/Famille


La députée Catherine Fonck soutient pleinement les familles d’accueil qui ont annoncé manifester ce jeudi pour demander à la Ministre de l’Emploi l’obtention d’un congé au moment de l’arrivée d’un enfant.


Il est de la plus haute importance que ces enfants, déjà fragilisés par des circonstances de vie douloureuses, puissent disposer des soins et de toute l’attention nécessaires de la part de ceux qui ont fait le choix de s’en occuper. Les premiers moments de cette relation sont particulièrement décisifs pour tisser des liens de confiance, développer un attachement sécurisant et  stable. Or, actuellement, les possibilités de congés dits « d’accueil » sont extrêmement limitées : non seulement ce congé est fixé à 6 jours maximum par an mais il est aussi attribué pour des circonstances particulières en lien avec la situation de placement (pour assister à des audiences des autorités judicaires, pour avoir des contacts avec le service de placement,…).

En 2011, la députée fédérale Catherine Fonck a déposé une proposition de loi visant à instaurer un congé parental pour les travailleurs faisant partie des familles d’accueil. Elle avait déjà porté cette demande vers le fédéral lorsqu’elle était ministre de l’Aide à la Jeunesse. Ce texte propose les formes de congé suivantes:

— suspension de l’exécution du contrat de travail pendant une période de trois mois, la période de trois mois peut, au choix du travailleur, être fractionnée par mois;

— réduction des prestations à mi-temps pendant une période de six mois; la période de six mois peut, au choix du travailleur, être fractionnée en périodes de deux mois;

— réduction des prestations de travail d’un cinquième pendant une période de 15 mois; cette réduction des prestations peut, au choix du travailleur, être fractionnée en période de cinq mois. 

Le travailleur percevrait pendant ce congé une indemnité de l’Onem.

Pour la députée, tout doit être fait pour faciliter la vie de ceux qui décident de concourir au bien-être de ces enfants qui, à défaut de famille d’accueil, resteraient placés en institution de l’aide à la jeunesse.

Vu les délais relativement courts d’ici la fin de la législature, la députée appelle la Ministre à se saisir du texte cdH et, le cas échéant, à le transformer en projet de loi.