Enquête PISA 2012 : analyse et perspectives des résultats obtenus en Fédération Wallonie-Bruxelles

Posté le 3 Décembre 2013 dans Les Communiqués , Fédé Wallonie-Bruxelles , Enseignement/Famille


Depuis 2000, une enquête PISA est menée tous les trois ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans 31 pays partenaires. Elle vise à évaluer les compétences des élèves de 15 ans dans trois domaines : la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique. De manière cyclique,  les élèves sont interrogés sur un domaine défini comme majeur et sur les deux autres définis comme mineurs. La culture mathématique fut le domaine majeur de cette 5e édition.


Ce 3 décembre 2013, le Service d'analyse des systèmes et des pratiques d’enseignement de l’ULg et la Ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Martine SCHYNS, ont présenté l’analyse des résultats PISA obtenus en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il convient avant tout de préciser que cette enquête constitue un outil parmi d’autres permettant d’améliorer le pilotage de notre enseignement.

Plusieurs constats peuvent être dressés :

- en lecture, les résultats actuels font suite à une progression qui était déjà notable en 2009, puisque dès ce moment nous avions dépassé la moyenne de l’Union européenne. Aujourd’hui, nous sommes au-delà de la moyenne UE, mais aussi au-delà de celle de l’OCDE ;

- en sciences, il reste incontestablement du chemin à parcourir même si une légère progression peut être notée ;

- pour ce qui concerne les mathématiques, après deux éditions assez préoccupantes, nous sommes aujourd’hui exactement au niveau de l’OCDE et nous avons dépassé la moyenne UE.

Cette progression sensible des résultats en mathématiques et en lecture trouve son explication dans l’engagement des acteurs mais aussi dans un effet systémique.

En effet, les élèves de 15 ans évalués en 2012, étant nés en 1997, sont entrés dans le cursus après le décret « Missions » et ont pu bénéficier de plusieurs évolutions dont les effets se font maintenant ressentir : institution de l’école des fondements jusqu’à la fin de la deuxième secondaire, mise en œuvre des référentiels de compétences, instauration du pilotage de notre système, formation en cours de carrière…

De plus, à la suite des « chocs PISA 2000 et 2003 » relatifs à la lecture et aux mathématiques, tous les acteurs du système éducatif ont cherché des réponses : les didacticiens ont réfléchi à un modèle d’apprentissage qui puisse se décliner en activités pédagogiques ; des groupes de travail ont fourni des outils appropriés; des enseignants ont suivi des formations pointues ; les inspecteurs ont mis l’accent sur les pratiques efficaces; les conseillers pédagogiques sont intervenus dans les écoles qui présentaient des performances plus faibles.

En outre, la confrontation des élèves à différents types d’évaluations de même nature que les tests PISA les ont acclimatés à une évaluation basée sur la réalisation de tâches en prise avec le réel.

Pour la Ministre Marie-Martine SCHYNS, « le niveau moyen augmente tant pour la lecture que pour la culture mathématique. Dans nos sociétés de la connaissance, l’objectif premier est d’amener le plus grand nombre possible d’élèves d’une classe d’âge à une maitrise des connaissances de base, que mesure précisément PISA. En assurant les fondamentaux, on consolidera également l’accès de plus de jeunes soit à une qualification pour exercer un métier, soit aux études supérieures, double condition de redéploiement économique. A mes yeux, ces résultats prometteurs, inscrits dans la durée, constituent d’abord et avant tout un hommage et un encouragement pour les premiers artisans de cette progression : les enseignants et les acteurs système scolaires ».