Plus d'Europe pour une agriculture à taille humaine

Posté le 26 Novembre 2012 dans Les Communiqués , National , Europe


Pour Benoît LUTGEN, le Président du cdH, il est grand temps que l’Europe régule davantage nos marchés agricoles. Le système a démontré ses limites, il en va à présent de la survie de nos agriculteurs et de notre alimentation. L’Europe doit mettre en place des mécanismes qui garantissent aux agriculteurs une juste rémunération de leur travail et aux consommateurs des produits de qualité à un prix accessible !


En 1 an, les prix du lait payé aux éleveurs ont baissé de 10% alors que les coûts de production ont continué à augmenter (énergie, intrants, …). Cette situation est intenable pour les producteurs dont les trésoreries sont au plus bas depuis 2009. C’est aujourd’hui l’avenir du secteur tout entier qui est mis en péril par cette crise profonde. Au-delà des éleveurs qui vivent une situation dramatique, c’est la disparition de tout un secteur économique qui est programmée à moyenne échéance. L’Agriculture est un des fondements de l’Europe et doit le rester !

La course au gigantisme a pourtant démontré toutes ses limites et ses effets dévastateurs qu’il s’agisse des crises sanitaires internationales (concombre, ESB, …) ou des catastrophes économiques qu’elle engendre dans tous les secteurs (banques, assurances, automobile, agro-industrie[1], …). Ce modèle socio-économique ultra-libéral ne peut mener qu’à des impasses, a fortiori quand il s’agit de production agricole ! Tous les agriculteurs mais aussi tous les consommateurs sont concernés !

Pour le cdH, il est primordial que l’indépendance alimentaire de nos régions et de l’Europe soit garantie. L’Europe doit s’engager sur un modèle de production durable qui réunit 3 exigences :

Ø  des produits alimentaires de qualité et accessibles à tous les citoyens ;
Ø  la préservation de notre terre pour nourrir les générations futures ;
Ø  une juste rémunération des agriculteurs.

Pour rappel, en 2003, l’Europe a décidé d’abandonner les quotas laitiers européens. Le cdH est la seule formation politique francophone à avoir contesté avec force cette décision. Le cdH s’est, en effet, toujours opposé au démantèlement des outils de régulation du marché européen. Aujourd’hui, il est urgent que l’Europe mette en place un nouveau système efficace de régulation de la production !

Les conclusions du « High Level Group » Lait, mis en place par la Commission européenne, étaient claires. Le rapport de force entre l’offre (les éleveurs) et la demande (industrie agro-alimentaire) est par nature déséquilibré (des centaines de milliers de producteurs face à quelques dizaines de multinationales). Seules des règles fixées, au minimum au niveau européen, peuvent permettre d’assurer un rééquilibrage des rapports de force afin de garantir des produits de qualité aux consommateurs, une préservation de l’environnement et une rémunération juste de chaque agriculteur. C’est le choix que le cdH porte depuis de très nombreuses au niveau régional, fédéral et européen !

[1] Cfr la faillite du groupe DOUX en France