Melchior Wathelet: tolérance zéro en matière d'alcool pour les professionnels de la route

Posté le 29 Mars 2012 dans Les Communiqués , National , Mobilité/Transport


Les professionnels de la route (chauffeurs de taxi, de bus et de poids lourd) verront leur taux d'alcool autorisé au volant abaissé à 0,2 gramme par litre de sang, annonce le secrétaire d'Etat à la mobilité Melchior Wathelet à l'occasion de la présentation de sa nouvelle stratégie concernant la sécurité routière. "Les professionnels doivent montrer l'exemple", a déclaré le secrétaire d'Etat.


Cette limite autorisée serait dès lors inférieure à celle d'application pour les autres usagers de la route, qui est fixée à 0,5 gramme d'alcool par litre de sang. Le secrétaire d'Etat à la Mobilité aurait voulu encore abaisser cette tolérance pour les professionnels "mais ce n'était pas possible techniquement avec le matériel actuel", explique-t-il.

"Cette décision a été prise en concertation avec le secteur, qui demandait plus de clarté",  précise Melchior Wathelet. "Les professionnels de la route ont une plus grande responsabilité et doivent servir d'exemple."

La limite autorisée de 0,5 gramme d'alcool par litre de sang est maintenue pour les autres conducteurs mais le coût minimum des amendes passera de 150 à 170 euros pour les contrevenants. "Les 20 euros supplémentaires serviront à augmenter la quantité et la qualité des contrôles". 

Par ailleurs, Les conducteurs récidivistes seront plus lourdement sanctionnés, indique également Melchior Wathelet.

Jusqu'à présent, quatre types d'infractions entrent en considération pour la récidive. Il s'agit de laconduite sous influence (d'alcool ou de drogue), du délit de fuite, de la conduite sans permis et de la possession d'un détecteur de radar. A l'avenir, les excès de vitesse importants et les infractions de la quatrième catégorie, comme dépasser dans une pente ou un virage, seront ajoutés.

Les conducteurs qui dépassent la limite de vitesse autorisée de plus de 40 km/h sur autoroute ou de plus de 30 km/h sur les autres types de voies verront leur infraction prise en compte dans les cas de récidive.

Si un conducteur commet deux fois une de ces infractions dans un délai de trois ans, son permis lui sera automatiquement retiré pour trois mois. S'il entre en infraction trois fois dans ce délai, son permis lui sera retiré pour six mois. Ce retrait atteindra enfin neuf mois pour une quatrième infraction dans les trois ans suivant la première condamnation.

De plus, pour récupérer son permis de conduire, le conducteur récidiviste devra passer des tests médicaux, psychologiques, théoriques et pratiques.

"Les criminels de la route doivent être plus fortement et rapidement sanctionnés", conclut Melchior Wathelet.