Amélioration du marché du travail en Wallonie: une politique de l'emploi qui porte ses fruits

Posté le 23 Mars 2012 dans Les Communiqués , Région Wallonne , Emploi/Economie


Le Ministre de l’Emploi et de la Formation, André Antoine, prend connaissance avec satisfaction des chiffres issus du dernier rapport annuel de l’ONEM. Il s’agit d’une confirmation de la tendance lourde apparue dès 2007, laquelle fait apparaître que, jusqu’en 2011, la Wallonie est la seule Région qui a vu son taux de chômage diminuer : diminution de pas moins de 6,2% alors que le taux de chômage en Flandre stagne (+0,2%) et que le taux bruxellois augmente de 7,2%. Faut-il le rappeler, du reste, la fin de l’année 2011 a encore révélé une baisse du chômage de 2,4% (demandeurs d’emploi demandeurs d’allocation + jeunes en stage d’insertion) en Wallonie par rapport à la fin de l’année précédente, confirmant ainsi la tendance baissière amorcée depuis 2010.


André Antoine souligne qu’il n’y a pas de hasard et que la dynamique entamée avec le Plan Marshall et poursuivie avec le Plan Marshall 2.Vert a largement contribué à la création d’activités et à la stimulation dumarché du travail. Il en prend comme exemples les chiffres de réalisation les plus récents du PM2.Vert, qui démontrent que l’offre de formation et de soutien à l’emploi suscitent un engouement important de la part des demandeurs d’emploi. Depuis 2010, 2120 demandeurs d’emploi ont déjà bénéficié d’essais métiers. Toujours depuis 2010, les centres de compétence ont presté 1.355.000 heures stagiaires au profit des étudiants et enseignants. Pour rappel, les 25 centres de compétence déploient une offre de formation de haut niveau accessible aux demandeurs d’emploi, aux travailleurs et aux étudiants, et ce en phase avec les exigences du marché du travail. A cet égard, il note encore que 1.363.000 heures additionnelles de formation ont été réalisées au profit des demandeurs d’emploi  dans les métiers en pénurie.

Le monde est, en outre, plus que jamais, dans la tête des jeunes Wallons, puisque la formation en langues fait l’objet d’une offre inédite en Wallonie. Notons ici les 605.000 heures de formation intensive, dispensées à près de 7500 demandeurs d’emploi depuis le début du PM2.Vert. 212.000 chèques ont été dispensés aux travailleurs. Enfin, plus de 90.000 Wallons se sont inscrits sur le site Wallangues, depuis son lancement en novembre 2011. L’engouement pour cette plateforme inédite et gratuite d’apprentissage des langues démontre la conviction des Wallons que les compétences linguistiques sont des préalables fréquents à l’accession à l’emploi.

Par ailleurs, l’intensification de l’accompagnement des demandeurs d’emploi participe, de toute évidence, à un meilleur fonctionnement  du marché du travail, ce qui accrédite l’opportunité de l’accompagnement personnalisé tel qu’il est organisé depuis 2010. Enfin, le soutien à l’autocréation d’emploi qui démarrera prochainement, avec le décret Airbag, mais aussi le renforcement de la formation en alternance via le Forem, complètent le panel d’outils susceptibles de mettre ou remettre le pied à l’étrier des demandeurs d’emploi.

Il n’en est pas moins qu’André Antoine tient à rester attentif, comme il le fait depuis le début de la législature, aux conséquences de la crise économique sur l’emploi (fermetures d’entreprises) et qu’il est déterminé à veiller à ce que les demandeurs d’emploi les plus fragilisés, notamment les plus de 50 ans et les peu qualifiés : deux catégories encore malmenées par les statistiques et qui bénéficieront d’une attention particulière.

Bref, indépendamment des aléas de la conjoncture nationale et internationale, la Wallonie dispose d’atouts importants pour améliorer son développement économique et son marché du travail. Elle le prouve depuis 2007 et les efforts de la politique de l’emploi sont de nature à renforcer l’optimisme des Wallons.