Syrie: Georges Dallemagne demande le retour de notre ambassadeur à Damas et la poursuite des crimes de guerre

Posté le 17 Février 2012 dans Les Communiqués , National , International


Le régime syrien n’hésite plus à bombarder sa propre population à l’arme lourde. Hier Khadafi bombardait Benghazi, aujourd’hui Bachar El Assad bombarde Homs de manière indiscriminée. Il s’agit des mêmes crimes de guerre.


La même Responsabilité de Protéger (Responsability to Protect –R2P), prévue par le droit international et adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2005, doit conduire l’action de la communauté internationale. La poursuite de ce qu’il faut bien appeler une guerre, au-delà du coût humain effroyable, risque d’internationaliser et de radicaliser le conflit. L’Europe doit agir très résolument pour éviter cette dramatique évolution.

La Belgique doit, comme annoncé par le Ministre des Affaires étrangères, renvoyer sur place son ambassadeur immédiatement afin de ne pas aggraver le huis clos du conflit syrien et d’agir sur place pour une solution.

Georges Dallemagne souhaite en outre que la Belgique continue à plaider pour une saisine urgente de la Cour Pénale Internationale, afin de poursuivre les auteurs des crimes de guerre et d’éventuels crimes contre l’humanité commis en Syrie. En attendant une résolution du Conseil de Sécurité indispensable pour cette saisine, la loi de compétence universelle de la Belgique permettrait de poursuivre les crimes commis sur des personnes qui ont des attaches belges. Plusieurs proches de victimes analysent aujourd’hui cette éventualité.

Enfin, Georges Dallemagne, qui avait plaidé la semaine dernière pour l’envoi urgent d’aide humanitaire en Syrie, se réjouit que cette aide soit maintenant envisagée par la Belgique et la communauté internationale. Il plaide bien sûr pour que cette aide se déploie dès maintenant aux frontières de la Syrie afin de parvenir dès que possible à l’intérieur du pays.