Présentation des Indicateurs de l'Enseignement 2011

Posté le 21 Novembre 2011 dans Les Communiqués , Fédé Wallonie-Bruxelles , Enseignement/Famille


Afin d’être informé au mieux des tendances et évolutions de notre enseignement, il est indispensable de disposer, entre autres sources d’informations, d’un ensemble cohérent de statistiques permettant de suivre les élèves au sein du système, étape par étape, depuis leur entrée dans celui-ci jusqu’à leur sortie. Créés il y a 6 ans, les Indicateurs de l’Enseignement constituent en cela un apport précieux en vue du pilotage de notre enseignement et alimentent la réflexion des professionnels quant au contexte de leurs démarches. Si les indicateurs ne constituent qu’un des éléments révélateurs du fonctionnement du système, ils établissent d’indéniables constats. La complémentaritédes données statistiques permet une analyse longitudinale du parcours des élèves.


La Ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale de la Communauté française, Marie-Dominique SIMONET, l’Administrateur général de l’Enseignement et de la Recherche scientifique de la Communauté française et Président de la Commission de pilotage du système éducatif, Jean-Pierre HUBIN, ont présenté ce lundi 21 novembre 2011 Les Indicateurs de l’Enseignement 2011, relatifs à l’année scolaire 2009-2010.

La sixième édition des Indicateurs de l’enseignement est le fruit, comme les précédentes, d’une étroite collaboration entre le Service général du pilotage du système éducatif, l’Entreprise des Technologies Nouvelles de l’Information et de la Communication (ETNIC) et plusieurs experts et chercheurs universitaires.

A la lecture de cette nouvelle édition, la Ministre s’est d’abord réjouie du taux de diplômation des élèves. En 25 ans, la part des adultes, tant des hommes que des femmes, qui ont terminé au minimum l’enseignement secondaire supérieur a augmenté de manière significative dans les trois Régions du pays, quel que soit le sexe. En 2010, en Belgique, 63 % des adultes de 20 ans et plus sont détenteurs d’un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur ou d’un diplôme de l’enseignement supérieur, soit plus qu’en 1986 où ce taux atteignait seulement 33 %. Parmi ces personnes, la part des diplômés de l’enseignement supérieur a connu également une évolution significative. Une véritable plus-value pour la Fédération Wallonie-Bruxelles notamment en terme d’attractivité économique.

Alors que les Indicateurs 2010 soulignaient une diminution du taux de redoublement dans l’enseignement fondamental et secondaire, cette tendance se confirme pour l’enseignement fondamental ; les données statistiques démontrent notamment une diminution sensible du maintien en 3ème maternelle de l’ordre d’un 1,5 %, un frémissement indéniablement positif puisque lorsque l’on observe le parcours sur 4 ans des élèves entrés en 1ère année primaire, on constate que la situation scolaire des élèves maintenus en maternelle s’aggrave ultérieurement. Cependant, le frémissement positif constaté en 2010 au 1er degré de l’enseignement secondaire ne se consolide pas cette année.

Les Indicateurs rappellent, par ce fait, qu’il convient de rester attentif aux constats liés au redoublement et à ses corollaires, le retard scolaire, le décrochage, mais aussi les coûts importants qui en découlent,  qui restent préoccupants et exigent une vigilance certaine. Dans le cadre de la lutte contre l’échec scolaire et le mieux-être à l’école, la Ministre a d’ailleurs récemment proposé un ensemble de mesures. Celles-ci s’inscrivent toutes dans la même méthodologie : insuffler des dynamiques, faire émerger des projets innovants, accompagner des expériences-pilotes et ajuster les textes décrétaux pour pérenniser les meilleurs dispositifs.Parmi ces mesures, il convient notamment de citer : la réforme de l’enseignement qualifiant via l’introduction de la Certification Par Unités d’apprentissage (CPU), qui en se fondant sur la culture de la « valorisation des acquis » plutôt que sur la culture de la « sanction des échecs » lutte contre l’échec scolaire ; l’appel à projets pour le 1er degré par le biais duquel il s’agit d’accompagner les élèves qui éprouvent des difficultés en recourant à des plans individualisés d’apprentissage, en créant des chemins adaptés au sein du degré commun, en développant des formes de tutorat ou en accompagnant la construction d’un projet d’orientation positive ; la nouvelle dynamique pédagogique dans l’enseignement fondamental en vue de réduire le redoublement, actuellement à l’élaboration, qui prône une utilisation progressive des moyens dégagés par l’abandon du redoublement pour permettre le renforcement de l’encadrement sous toutes ses formes et la mise en place de projets innovants ; ou encore des actions transversales telles que  la mise en place des « cellules bien-être »,  afin de favoriser les conditions d’un bon climat d’école favorable aux apprentissages, et le « plan dyslexie »destiné à mieux outiller les enseignants en vue de déceler les troubles de l’apprentissage.

Selon Marie-Dominique Simonet, les indicateurs de l’enseignement ne constituent pas un simple constat. Ils sont des incitants pour l’action, dont ils donnent les axes prioritaires, voire les balises. Mais la lutte contre l’échec scolaire et ses corollaires ne se décrète pas. Elle s’insuffle et se propageavec les acteurs de terrain pour leur permettre de s’approprier cette dynamique. Elle s’appuie sur ce qui se vit déjà aujourd’hui, chaque jour, dans chacune des équipes éducatives. La lutte pour la réussite scolaire du plus grand nombre d’élèves, en dépit de leurs différences, nécessite du temps et l’adhésion de chaque partenaire de l’école. En ce compris les élèves, leurs parents et les acteurs de la formation initiale. Ma volonté est dès lors de renforcer la mise en réseau des pratiques et les échanges entre les acteurs.