Joëlle Milquet plaide pour l'intégration d'urgence des politiques de l'emploi dans la nouvelle gouvernance économique de la zone euro

Posté le 28 Octobre 2011 dans Les Communiqués , National , Europe , Emploi/Economie


Au lendemain du sommet de la zone euro de ce 26 octobre, la vice- Première Ministre, ministre de l’Emploi et de l’Egalité des chances constate  que la gouvernance économique de la zone Euro se voit dopée, avant tout, dans ses éléments budgétaires et financiers. 


Depuis le début de ce débat, elle plaide pour une gouvernance macro-économique forte comprenant non seulement les aspects budgétaires et financiers, mais aussi l’intégration des politiques de l’emploi.

Il faut mettre sur pied un véritable gouvernement socio-économique de la zone euro et non uniquement un gouvernement purement économique ou budgétaire. Il s’agit en effet d’établir uncadre de gouvernance qui, au-delà de l’intégration des politiques budgétaires, renforce la coordination des politiques économiques, de l’emploi, de la compétitivité, ainsi que des politiques sociales et fiscales des Etats qui partagent la monnaie unique.

A cet égard, une meilleure coordination des politiques de l’emploi des 17 Etats membres est indispensable pour surveiller et prévenir les déséquilibres macroéconomiques, dont certains trouvent leur origine sur les marchés du travail.  Mais cette coordination est aussi nécessaire pour garantir la prise en compte des politiques de l’emploi ainsi que de leurs impératifs économiques et sociaux plus complexes, dans le cadre des orientations stratégiques qui seront adoptées par les futurs sommets de la zone euro.

Elle plaide donc pour la création, à côté de l’Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances et dont le rôle va être renforcé, d’un autre Eurogroupe, cette fois des politiques de l’emploi, qui doit prendre la forme d’un Euro-EPSCO réunissant les ministres de l’Emploi des 17, dont les travaux doivent alimenter les sommets de la zone euro.

La Belgique ainsi que d’autres pays ont déjà exprimé cette demande. Des contacts seront pris, dans les jours et semaines qui viennent, pour défendre et réaliser cette proposition indispensable.

Une initiative spécifique doit, en outre, être prévue pour permettre d’associer les partenaires sociaux au nouveau cadre de gouvernance, en particulier concernant les politiques de l’emploi et de compétitivité. Enfin, le rôle de la Commission européenne devra être renforcé dans le contexte de la surveillance des défis liés aux politiques de l’emploi de la zone euro.