Journée mondiale des sourds - création d'une formation d'interprètes en langue des signes: il y a urgence !

Posté le 23 Septembre 2011 dans Les Communiqués , Fédé Wallonie-Bruxelles


Pour Marc Elsen, député et chef de groupe cdH au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles : « Que ce soit pour l’accès à l’enseignement, aux soins de santé, à la justice, à la culture… la personne sourde ou malentendante a besoin de comprendre mais également de faire comprendre ses opinions et ses questions!  Les nécessaires services des interprètes en langue des signes sont plus qu’indispensables afin de pouvoir garantir l’inclusion des personnes sourdes dans notre société ».


A l’occasion de la 18ème Journée Mondiale des Sourds qui aura lieu à Verviers ce 24 septembre, Marc Elsen, au nom du groupe cdH, regrette l’absence de formation qualifiante dans ce secteur.

La pénurie d’interprètes en langue des signes n’est pas un phénomène nouveau. Il est donc urgent d’investir dans l’enseignement de la langue des signes et de former des interprètes de haut niveaupour l’aide administrative, judiciaire, hospitalière et autres situations qui nécessitent un vocabulaire spécialisé. 

Dans le courant de l’année passée, Marc Elsen avait interrogé la Ministre Simonet sur la possibilité de mettre en place une formation spécifique d’interprète en langue des signes. La ministre se voulait ambitieuse et positive, en avançant des éléments prometteurs. Des collaborations étaient envisagées entre les universités belges, françaises et le secteur de la promotion sociale et semblent aujourd’hui en bonne voie de concrétisation.

Dans le même ordre idée, André du Bus a interrogé en octobre dernier le Ministre Marcourt afin de plaider pour la création d’un master d’interprétariat  français-LSFB, master qui aurait la même valeur  et le même attrait qu’un master en interprétariat dans une autre langue. Si le ministre affirmait sa volonté de créer un tel master, il soulignait par ailleurs la complexité institutionnelle, l’absence de consensus entre les réseaux et le manque de sensibilisation des directions qui constituent autant de freins à l’organisation d’un tel projet. Aujourd’hui, le projet semble être au point mort.

Les députés cdH continueront à intervenir auprès des ministres afin de connaître l’état d’avancement de ces différents projets. Ils rappellent que la personne sourde est un citoyen comme un autre avant d’être une personne atteinte de surdité. Elle a donc les mêmes droits, les mêmes aspirations et les mêmes envies qu’une personne entendante. Les députés du groupe cdH resteront attentifs aux attentes de la communauté sourde et continueront plus que jamais  à défendre leurs intérêts.