Carlo Di Antonio balaie les clichés sur la viande de boeuf : Oui, la viande a du bon !

Posté le 6 Mars 2014 dans Les Communiqués , Région Wallonne , Santé/Recherche , Energie/Ecologie


Ce jeudi, le Ministre wallon de l’Agriculture Carlo DI ANTONIO a organisé une conférence de presse afin de décortiquer tous les clichés négatifs qui circulent sur la viande et plus particulièrement la viande de bœuf, fleuron de l’agriculture wallonne.


Depuis les années 1970, la part de la viande bovine dans la consommation de viande est en chute libre passant de 33 % en 1975 à 20 % en 2010 tandis que la viande de porc passe de 40,4 % à 43,2 % en 2010 et celle de volaille de 12,2 % à 23,7 %.

Cette baisse de la consommation de viande bovine s’explique tout d’abord par de nouvelles habitudes de consommation. On observe par exemple un délaissement des morceaux nobles au profit des plats préparés. La répercussion des clichés négatifs sur la viande joue également un rôle.

Le message du Ministre wallon de l’Agriculture Carlo DI ANTONIO est clair : nous ne pouvons accepter les campagnes de dévalorisation malheureusement trop fréquentes contre la viande bovine.

Pour le Ministre DI ANTONIO, ces campagnes troublent d’une part la perception du citoyen envers un produit aux multiples qualités nutritionnelles et, d’autre part, ont donc un effet négatif direct sur nos productions locales et sur les agriculteurs wallons.

Pour y remédier, l’Agence wallonne pour la Promotion d’une Agriculture de Qualité (APAQ-W) organisera en 2014, sous l’impulsion du Ministre DI ANTONIO, des actions visant à revaloriser l’image de la viande bovine, en collaboration avec le secteur et le monde scientifique.

TROP DE VIANDE ROUGE DANS NOS ASSIETTES ?

Le Conseil supérieur de la Santé (CSS) annonce une consommation de viande rouge de 640 grammes par semaine pour chaque citoyen. Ces statistiques datent de 2004. Notre consommation de viande rouge a connu une évolution importante depuis lors.

Carlo DI ANTONIO se réfère quant à lui aux statistiques de consommation de l’année 2010 (SPF Economie) et confirme une consommation de 396 grammes par semaine.

La consommation de viande bovine diminue en effet de façon constante depuis 1975. La quantité de viande bovine consommée par habitant et par an ne s'élève plus qu'à 18,33 kg en 2010 contre 30 kg il y a 30 ans.

Si l’on considère toutes les viandes rouges (bovins, ovins, caprins et équins), nous avons ainsi consommé 223.023 tonnes en 2010[1]. Un rapide calcul montre pour résultat une consommation de 20,57 kg de viande rouge par habitant et par an, ce qui correspond à 396 grammes de steaks et de charcuteries par semaine.

Le Conseil Supérieur de la Santé recommande une consommation moyenne de viande rouge fraîche (sans les charcuteries) proche des 300 grammes par semaine. Avec 396 grammes de viande rouge par semaine (fraîche et charcuterie), les Wallons respectent donc les normes recommandées pour rester en bonne santé et disposer des éléments nutritionnels indispensables au bon fonctionnement du corps humain. 

ENVIRONNEMENT ET CONSOMMATION DE VIANDE, INCOMPATIBLES ?

Le Ministre DI ANTONIO dément également les allégations selon lesquelles l’élevage wallon émettrait trop de gaz à effet de serre (GES) et consommerait trop d’eau. Il affirme au contraire l’utilité environnementale des viandeux qui régulent les espaces prairies de Wallonie.

L’agriculture wallonne représente 45% de la superficie de la région. Parmi ces 45%, environ 60% sont des superficies fourragères, majoritairement des prairies. Pour valoriser et rentabiliser ces prairies, dont une partie est rendue obligatoire par l’Europe, seul l’élevage bovin est envisageable. La Wallonie est donc naturellement une région à vocation d’élevage.

On entend régulièrement que l’élevage serait responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. Ce chiffre, publié par la FAO en 2006, a pourtant été reconnu par l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture elle-même comme très approximatif. La FAO, dans son dernier rapport de septembre 2013,  confirme donc que l’ensemble du secteur agricole ne contribue qu’à hauteur de 10% des émissions de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, selon l’Agence wallonne de l’air et du climat (AwAC), l’agriculture wallonne (pas uniquement l’élevage donc) ne représentait que 11% des émissions wallonnes de GES en 2010[2].  Il est important de préciser que ce chiffre ne tient pas compte de l’effet « puits de carbone » considérable des prairies qui absorbent le carbone de l'atmosphère via la photosynthèse.

Concernant la consommation d’eau, le chiffre de 15.000 litres d’eau utilisés par kilo de viande comprend l’eau de pluie tombée sur les prairies. Or cette eau de pluie tombe naturellement. Elle n’est donc pas dérobée à un autre usage et ne doit pas être comptabilisée. Au niveau belge, Eurostat[3] indique que l’agriculture ne représente qu’1% des prélèvements d’eau. De l’autre coté de la frontière, une étude française démontre que la consommation d’eau au kilo de viande est de 207 litres en moyenne en France.

Pour Carlo DI ANTONIO, ces messages contre la viande et non fondés nuisent au travail de qualité de toute une filière en Wallonie. Pour protéger notre environnement, Carlo DI ANTONIO invite les consommateurs à opter pour les produits locaux et de saison qui fournissent une alimentation variée et équilibrée.

LE STEAK, HORS DE PRIX ?

Un ménage belge moyen consacre environ 12% de son revenu total à l’achat de produits alimentaires (hors boissons).

Parmi ces dépenses alimentaires, 25% sont consacrés à l’achat de produits carnés c’est à dire les viandes fraîches, les préparations à base de viande et la charcuterie, soit seulement 3% du revenu total du ménage.

De plus, à prix constant, le prix du steak a diminué de 15% en 20 ans tandis que celui d’autres denrées alimentaires de base ne cesse d’augmenter, impactant directement le budget des ménages.

Au delà du débat sur le prix, Carlo DI ANTONIO invite tous les citoyens à préférer les morceaux nobles de viande de bœuf wallon, bons pour leur santé et l’économie locale, aux plats préparés.

Le Ministre DI ANTONIO souligne qu’au regard du haut niveau de contrôle imposé aux éleveurs et agriculteurs wallons, manger un steak de bœuf wallon garantit au consommateur une pièce de qualité, produite dans le respect des règles sanitaires et de bien-être animal.

VALORISATION DE L’IMAGE DE LA VIANDE BOVINE EN WALLONIE

L’Agence wallonne pour la Promotion d’une Agriculture de Qualité (APAQ-W) a pour mission de promouvoir l’image de la viande bovine en Wallonie. En 2014, elle organisera, sous l’impulsion du Ministre DI ANTONIO, des actions de valorisation des pièces de bœuf pour un montant de 500.000€ comprenant :

-      des dégustations à large échelle en magasin et à l’occasion de grands évènements ;
-      la présence de producteurs et transformateurs de viande bovine sur des salons professionnels ;
-      des fiches pédagogiques et du matériel de promotion ;
-      un incitant financier pour que les camps de jeunesse consomment des pièces nobles de bœuf wallon dans les boucheries locales.

L’APAQ-W collabore également avec les représentants du secteur pour mettre en œuvre un projet de chapiteau itinérant expliquant la viande de bœuf aux citoyens, dans les écoles, sur les marchés, sur les salons et événements d’ampleur, etc. Carlo DI ANTONIO soutient ce projet d’exposition itinérante à la fois ludique et didactique, basée sur des bornes multimédia interactives.

[1] SPF Economie, « Bilans d’approvisionnement-viande 2002-2010 »
[2] AwAC, Inventaire des émissions de GES de la Région wallonne de l’année 2010
[3] The pacific institute, The World’s Water Volume 8 Data, Freshwater Withdrawal by Country and Sector (2013 Update)