Publiciation CPCP - Mineurs et euthanasie - Une réflexion inachevée

Posté le 15 Mai 2014 dans Les Communiqués , National , CPCP , Santé/Recherche


Sur les questions éthiques, la Belgique est souvent considérée comme le « laboratoire de l’Europe », tant notre pays a été à la pointe sur différents sujets de société sensibles. En 2002, la Belgique était le deuxième pays dans le monde, juste après les Pays-Bas, à autoriser un médecin à mettre un terme à la vie de son patient, à sa demande et sous certaines conditions.

 

Cette loi reposait sur deux piliers : l’autonomie du patient (majeur ou mineur émancipé) d’une part, et une situation médicale sans issue couplée à une souffrance insupportable, d’autre part. La possibilité de prendre en compte la souffrance psychologique comme souffrance insupportable a eu pour effet de considérer de plus en plus l’euthanasie comme une « mort choisie », une réappropriation de sa fin de vie. Ce sont d’ailleurs ces euthanasies-là qui ont le plus été mises en avant par la presse, allant jusqu’à souligner l’atténuation, voire la disparition, du critère de la souffrance, au profit de celui du choix individuel : « j’ai opté pour l’euthanasie car je ne souhaitais pas souffrir ».