La lutte contre le radicalisme et le terrorisme une priorité politique

Posté le 1 Juin 2014 dans Les Communiqués , National , Sécurité/Police/Justice


Arrestation d’un suspect suite à la fusillade au musée juif du 24 mai 2014 dans le cadre du renforcement des contrôles franco-belges en matière de lutte contre la criminalité et le terrorisme : plus que jamais faire de la lutte contre le radicalisme et le terrorisme une priorité politique et budgétaire, nationale et européenne.


La Vice-Première ministre et ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, est satisfaite que le suspect ait pu être arrêté par la police française, dans le cadre des contrôles renforcés décidés justement par les ministres de l’Intérieur des deux pays dans le cadre du renforcement des mesures de contrôle ciblées en matière de lutte contre la criminalité et le terrorisme.

Le traité de Schengen interdit en effet tout contrôle systématique aux frontières intérieures de l’espace Schengen et donc entre la France et la Belgique. La personne suspectée ne réside pas en Belgique mais est un ressortissant français résidant en France, ayant un passé judiciaire pour des faits non liés au terrorisme et ayant eu un séjour en Syrie.

La problématique des jeunes Belges et non Belges résidant en Belgique partant et rentrant de Syrie a quant à elle été prise à bras-le-corps par la Belgique et l’ensemble des services de sécurité, à la demande de la ministre de l’Intérieur et la ministre de la Justice, dès le début des évènements, avec le renforcement des nombreuses mesures de sécurité et de suivi, le dépôt d’une nouvelle stratégie de prévention de lutte contre le radicalisme pour tous les niveaux de pouvoir, la mise en place de la Task Force « Syrie » comprenant tous les services de sécurité et se réunissant toutes les semaines et la plate-forme des « Returnees » (voir mesures en annexe).

Il a notamment encore été récemment décidé par la ministre de l’Intérieur de renforcer la cellule terrorisme de la PJF de Bruxelles pour l’année 2014 de près de 80 policiers. D’autres devront suivre.

La plate-forme des « Returnees » vise à screener, sur la base de toutes les informations disponibles, toutes personnes belges ou non, résidant en Belgique et revenant de Syrie. Pour chaque profil, selon les éléments du dossier, une répartition entre services est faite et il y a soit une arrestation, soit un suivi judiciaire, soit, si il n’y a pas de dossier judiciaire ouvert, un suivi soit par un service de renseignements soit par la police locale. C’est dans ce cadre notamment que des moyens importants sont mis en œuvre et doivent plus que jamais continuer à l’être de manière systématique et renforcée pour l’avenir. L’OCAM fait l’analyse de la menace pour chaque personne.

Par ailleurs, Joëlle Milquet a lancé avec son collègue Manuel Valls, et maintenant avec Bernard Cazeneuve, un groupe des ministres de l’Intérieur européens touchés par le même phénomène en vue de renforcer la coordination entre Etats. Plusieurs réunions ont eu lieu et la prochaine aura lieu en marge du Conseil JAI du 5 juin à Luxembourg pour aborder entre autres plusieurs points concrets relatifs à la problématique de l’échange d’informations, y compris sur le suivi des returnees. Les services de renseignements, les services de sécurité et de police concernés, ainsi que les autorités judiciaires, des différents pays développent des collaborations renforcées sur ces différents aspects.

La problématique des combattants européens en Syrie est, comme la ministre l’a déjà dit à plusieurs reprises, l’une des menaces importantes et prioritaires pour la Belgique et pour l’Europe qui nécessite des moyens importants et une coordination sans cesse renforcée. La ministre espère que le drame du musée juif finira de convaincre les plus réticents, en Belgique comme en Europe, à investir budgétairement et politiquement prioritairement dans la sécurité, les forces de police et les moyens judiciaires et du renseignement en vue de lutter contre le terrorisme. Elle espère également que la prévention du radicalisme deviendra une des priorités de tous les niveaux de pouvoir, car toutes les compétences sont concernées (jeunesse, enseignement, communes, etc.) sur la base notamment de la stratégie nationale déposée il y a un an et pour laquelle l’Etat fédéral a déployé plusieurs mesures (voir en annexe).

Plus que jamais, la ministre de l’Intérieur estime une fois encore qu’il faut faire de la lutte contre le radicalisme et le terrorisme une priorité politique et budgétaire enfin collective, tant au niveau national qu’européen et y donner tous les moyens nécessaires. Elle demande qu’il y ait désormais un consensus politique complet sur ce point tant au niveau national qu’européen.