Nos priorités


L’éducation est le fondement du développement humain, tant sur le plan personnel que pour la transformation de notre société. La mission éducative doit transparaître à tous les niveaux de l’organisation sociale. Elle passe notamment par une politique volontariste de mixité de genre. Elle ne peut relever de la seule responsabilité de l’école. Pour que le système éducatif fasse émerger les talents de chacun, il doit commencer tôt pour éviter tout retard scolaire, et nous accompagner tout au long de notre vie. L’école doit pouvoir articuler la personnalisation des apprentissages et les démarches coopératives. L’autonomie des écoles doit être développée. Tout au long de sa formation et de sa carrière, chaque enseignant doit pouvoir bénéficier d’un meilleur soutien et ainsi permettre à l’école d’être plus créative, plus inclusive, plus structurante et plus en phase avec la société pour former les citoyens de demain.

Le développement humain nécessite de mettre notre économie au service de chacun – femme, homme, jeune, enfant, aîné – et de favoriser toutes les activités qui améliorent véritablement la qualité de vie. La création d’emplois est centrale pour le bien-être de tous et la participation à la société doit être encouragée par une fiscalité incitative. Pour créer de l’emploi, chaque secteur d’activité doit se redéployer dans une dynamique coopérative : l’agriculture pour le droit pour tous à une alimentation saine ; l’industrie pour la production de biens durables et réutilisables et les services pour assurer les besoins des personnes et renforcer la cohésion sociale. L’innovation doit être au cœur de notre dynamique économique, en valorisant l’entrepreneur qui prend des risques et investit dans l’avenir. Les règles du jeu économique doivent être les mêmes pour tous et respecter des critères sociaux et environnementaux favorisant la qualité plutôt que la quantité. Enfin, toutes les activités doivent être valorisées, pas uniquement celles qui se traduisent par un échange monétaire.

Dès lors que notre mode de développement se transforme, le partage des fruits de notre prospérité doit être rééquilibré. C’est pourquoi nous devons conclure un nouveau contrat de société qui établit un nouvel équilibre entre les contributions des différents revenus et renforce la participation sociale. La fiscalité doit mieux traduire nos objectifs : valoriser le travail ainsi que les produits et services utiles pour notre environnement et favorisant les liens humains. Notre modèle de protection sociale doit également être réformé afin de renforcer la participation de tous à la vie de la collectivité.

La configuration de nos lieux de vie et de notre habitat façonne nos relations sociales et les liens de solidarité. L’accès à un logement de qualité et ouvert à son environnement extérieur, la multiplication d’espaces verts ou de lieux de rencontre conviviaux et partagés nourrissent la qualité des liens sociaux. Par l’aménagement de notre territoire, nous pouvons également retrouver la maîtrise de notre temps : remplacer les temps contraints par des temps choisis. Cela passe par une mobilité plus fluide et un meilleur usage des technologies.

La construction de notre projet collectif passe par la participation de tous à celui-ci, quels que soient son âge, son sexe, ses origines sociales et culturelles. Premier élément essentiel : le respect de chacun. C’est autant un préalable qu’une conséquence du vivre-ensemble. Ensuite, la qualité de vie naît de la qualité des relations sociales, en particulier au sein de sa famille : toutes les familles doivent dès lors être soutenues. Enfin, l’émergence d’un projet collectif doit permettre de construire une société interculturelle qui valorise par le dialogue les apports de la diversité, et de réduire les fractures au sein de la société, qu’elles soient sociales, culturelles ou entre les générations.