Santé: renforcer l'approche préventive


L’espérance de vie ne cesse de s’allonger et bien que notre système de santé soit de qualité, il présente des fragilités en raison du vieillissement de la population, de l’augmentation du nombre de personnes dépendantes, de la détérioration de l’environnement, de la montée en puissance d’affections lourdes, de l’explosion des coûts du système de soins dues aux technologies pointues, aux médicaments coûteux… Le transfert de compétences du Fédéral vers les Communautés et Région accentue encore les défis auxquels est confrontée l’organisation des soins dans notre pays.

Les priorités du cdH

  • Renforcer l’approche préventive : promouvoir de bonnes habitudes (alimentaires, activités physiques…), lutter contre les dépendances (drogues, tabac, alcool, cyberdépendance…), coordonner de manière efficace les politique d’environnement et de santé et continuer à appliquer le principe de précaution dans les processus de décisions (OGM, pesticides, etc.)… ;
  • Répondre aux besoins en personnel de santé (médecins généralistes et spécialistes) en général et  en milieu hospitalier, inciter les médecins généralistes à s’installer dans des zones où une pénurie est constatée, dresser un cadastre des professions de la santé afin d’avoir à tout moment une vue transparente de l’activité réelle des prestataires de soins ;
  • Renforcer le rôle médecin généraliste comme acteur clé de première ligne : inciter financièrement la consultation d’un généraliste (diminution des tickets modérateurs), faire du généraliste un « gestionnaire de dossier » dans les trajets de soins (les pathologies) où cette fonction se justifie; promouvoir le Dossier Médical Global (DMG); adapter l’organisation du système des gardes médicales pour répondre aux besoins légitimes de conciliation entre la profession et la vie privée ; renforcer la représentation des médecins généralistes dans les instances qui prennent des décisions ayant un impact sur leur pratique (Commission de remboursement des médicaments et Commission médico-mutualiste) ;
  • Revaloriser le métier des infirmier(e)s : augmenter le nombre d’infirmier(e)s par lit, intégrer leur présence dans la politique de financement des hôpitaux, reconnaître aux infirmières à domicile des suppléments d’honoraires de soirée, de nuit et de garde et soutenir les autres professions para-médicales (kinés, aide-soignant(e)s…);
  • Revoir le financement et adapter la nomenclature des soins de santé (liste des prestations de santé remboursables par l’assurance maladie) pour l’adapter aux frais réels et revaloriser en particulier l’acte intellectuel (certaines prestations sont surévaluées comme les actes techniques, dans le secteur de la cardiologie par exemple et d’autres sont sous-valorisées comme les actes intellectuels, par exemple dans les secteurs de la pédiatrie ou de la psychothérapie, ou encore les programmes infirmiers d’éducation à l’autonomie du patient diabétique);
  • Améliorer l’accès aux institutions de soins et diminuer le coût pour le patient : interdire toute perception de supplément d’honoraire en chambre commune et double dans la totalité des hôpitaux et plafonner les suppléments réclamés en chambre individuelle ; garantir la transparence des tarifs pratiqués en hôpital et dans le secteur ambulatoire … ;
  • Renforcer l’investissement dans la santé mentale : poursuivre le développement des soins psychologiques à domicile ; finaliser le projet de reconnaissance du titre de psychologue clinicien, d’orthopédagogue clinicien, de sexologue clinicien et de psychothérapeute ;
  • Lutter contre les « maladies du siècle » (cancer, Alzheimer, Sida…), améliorer les connaissances sur les maladies orphelines : promouvoir la recherche et développement, permettre l’accès, la reconnaissance et le remboursement des traitements existants reconnus efficaces et se préoccuper aussi des victimes de lhépatite C, de la Thalidomide, du psoriasis… ;
  • Renforcer le système de soins à domicile : assurer la continuité de la prise en charge à la sortie de l’hôpital, en désignant un soignant de référence et en créant un dossier complet de sortie d’hôpital ; valoriser le rôle du médecin généraliste dans la coordination des soins ; réduire la lourdeur des tâches (lève-personne) des infirmières à domicile; développer les « maisons de répit » ;  développer et financer de manière structurelle les équipes de liaison pédiatriques ;
  • Lutter contre les inégalités de santé : assurer une information correcte et accessible sur le statut OMNIO et adopter une démarche proactive au niveau communal afin d’identifier les bénéficiaires potentiels de manière à ce qu’ils puissent faire prévaloir leur droits… .