La Belgique vit un moment grave de son histoire.

Son avenir dépend désormais d’un accord institutionnel à conclure dans les conditions politiques et institutionnelles les plus difficiles que le pays ait pu ou puisse connaître. Cette situation extrêmement délicate demande des partis qui sont impliqués dans les discussions un sens important des responsabilités.
Le cdH, conscient de cette responsabilité historique, souhaite, à l’instar du préformateur, mettre tout en œuvre pour arriver à un compromis équilibré qui permette un avenir et une stabilité à notre Etat et des réponses adéquates aux problèmes concrets rencontrés par les citoyens.

- Dans ce cadre, les francophones impliqués ont bien évidemment une vision très claire de ce qu’ils souhaitent, sur base de la vision partagée par tous les francophones depuis ces dernières années et ils défendent fermement notamment l’Etat fédéral, Bruxelles et bien évidemment tous les francophones. Nous ne devons apprendre à personne que ce n’est pas dans le cadre d’une négociation délicate que les stratégies sont rendues publiques. Quel que soit le parti francophone autour de la table, il se trouvera face aux mêmes difficultés et contraintes que celles rencontrées aujourd’hui et devra défendre, comme actuellement et avec la même fermeté, les positions qui sont communes à tous les partis francophones.

- La Belgique a besoin pour survivre d’un compromis équilibré. Ne pas le conclure est ne pas vouloir lui donner d’avenir tout simplement. Dans ce cadre, les francophones doivent être et sont bien évidemment aussi fermes que rationnels.
Quant au cdH, il défend dans le cadre de l’actuelle discussion, les mêmes principes avec les mêmes convictions que dans le cadre des deux propositions de cadre de réformes institutionnelles qu’il avait négociées et acceptées avec Herman Van Rompuy, en septembre 2007, et Yves Leterme, en novembre 2007. 

Vos commentaires

Victor Declercq Tue, 31/08/2010 - 10:36

BELGIQUE : DIVORCE OU.... (suite)

Une réforme institutionnelle en profondeur de l'envergure souhaitée par le Nord du pays ne se négocie ni ne se met en place en deux temps trois mouvements par de simples décrets fruits d'une volonté souveraine. Procéder à une répartition équitable de l'argent disponible sur base d'une loi de financement qui puisse assurer à l'ensemble des citoyens une vie décente dans une société plus juste et plus humaine ne s'improvise pas.
Malheureusement, les négociations en cours actuellement risquent fort de tourner court s'il n'existe pas des deux côtés une réelle volonté politique d'aboutir. Si les négociateurs flamands ont, à l'entame de cet énième épisode de notre saga communautaire, considéré comme acquis le fait que les Francophones s'inclineront sans compensation raisonnable, ni respect du droit des personnes, ni possibilité d'ouverture pour Bruxelles sur son hinterland naturel de Wallonie, ils se sont non seulement lourdement trompés, mais ont fait preuve d'une incroyable insolence. Marquer son accord sur un assouplissement des positions actuelles ne signifie évidemment pas l'abandon pur et simple de droits fondamentaux reconnus par la Déclaration universelle de Droits de l'Homme et la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales promulguée par le Conseil de l'Europe le 1er février 1995 (et toujours non ratifiée par la Belgique en aoüt 2010 à cause du blocage flamand).
Alors, que faire si le scénario du pire doit l'emporter ? Au-delà du chaos que cette situation ne manquerait pas de causer, quelles perspectives pour nos communautés séparées ? Une disparitioin de la Belgique devrait-elle entraîner celle de nos régions ? Les responsables wallons et Bruxellois disposent-ils d'une sorte de « plan B » pour se forger une légitimité nouvelle dans le concert international et plus particulièrement européen ? Quel notaire organiserait la répartition des biens de la défunte ? Autant de problèmes auxquels, d'ores et déjà, serait-il, peut-être, judicieux de songer...

Victor Declercq Thu, 26/08/2010 - 10:55

BELGIQUE : DIVORCE OU CHAMBRE À PART ?

Epilogue (attendu) d'un mariage forcé

Les élections du 13 juin 2010 ont conduit à une situation inédite : la montée aussi inquiétante qu'inattendue du parti nationaliste flamand et antibelge : la NVA. A lui seul, il occupe 27 sièges sur 150 (18%) à la Chambre et 9 sur 40 (22,5 %) au Sénat.
La situation a de quoi inquiéter quand on sait que les autres partis flamands comportent eux aussi dans leurs rangs des partisans de la partition de la Belgique.
Les velléités flamandes d'indépendance ne datent toutefois pas d'hier. Dès le XIXème siècle déjà, l'encre de notre Constitution n'étant pas encore tout à fait sèche, des mouvements se formaient au nord du pays pour revendiquer la séparation d'avec les Francophones, considérés comme un ramassis de bourgeois exploitant la misère des pauvres Flamands. Cette analyse reposait néanmoins sur un constat bien réel : la Wallonie industrielle d'alors, grâce au charbon, était prospère et riche, mondialement réputée pour son savoir-faire et la qualité de ses productions, tandis que la Flandre, essentiellement agricole, peinait à s'en sortir. La langue officielle du pays était le français, également parlé par la bourgeoisie flamande, et ce jusque dans les années 60. Autant de motifs de frustration. Autre constat porteur également de frustration: leur infériorité numérique linguistique en Europe et dans le monde.
Au fil du temps et du déclin de l'industrie traditionnelle wallonne après la fermeture des principaux charbonnages, l'économie flamande, surfant sur la vague des évolutions technologiques et tirant définitivement un trait sur les industries traditionnelles devenues non rentables ou peu porteuses d'avenir, a pris conscience de ses potentialités et, surtout, de sa supériorité sur son homologue du sud. Supériorité démographique en plus, tout était donc réuni pour pouvoir, dans l'esprit de bon nombre de Flamands, enfin prendre ce qu'ils considéraient comme une juste revanche. D'où leur arrogance toujours croissante assortie de revendications en cascade, toujours plus poussées dans le sens d'une future autonomie de la Flandre jusqu'à son indépendance totale qui devrait la libérer d'une solidarité forcée avec une Wallonie décadente et paresseuse.. A ce jour, ils n'ont pas encore désarmé...
Il convient pourtant d'admettre que la rancoeur n'a jamais favorisé de prospérité durable, pas plus qu'à une pacification des esprits. Faut-il en conclure, pour autant, que le pays se trouve définitivement dans une impasse ou que nos deux grandes communautés soient condamnées à cohabiter dans une ignorance hostile l'une de l'autre dans une structure confédérale bricolée sans volonté politique réelle de coopération solidaire ?
La question primordiale, à mon sens, qui s'impose est : les responsables politiques, tant au sud qu'au nord, ont-ils une connaissance suffisante des particularismes culturels, des mentalités et des sensibilités spécifiques de l'autre communauté ? Il est permis d'en douter quand on sait que depuis quelques décennies, le dialogue nord-sud dans notre pays est réduit à sa plus simple expression. Même dans les communes dites à facilités dans la périphérie bruxelloise, les néerlandophones, parfois largement minoritaires, ont tendance à se replier sur eux-mêmes. Cette situation, fondamentalement malsaine, nourrie par des politiciens démagogues soucieux de protéger le seul fonds de commerce qu'ils aient trouvé à exploiter de façon quelque peu productive de voix, constitue potentiellement un véritable champ de mines que devront éviter les négociateurs d'une nouvelle réforme de l'Etat.
En effet, cette réforme devra impérativement s'opérer dans le respect des citoyens de chacune des communautés nationales, ceci incluant, bien entendu, le respect intégral de leurs droits. Malheureusement, certaines attitudes, depuis quelques années, laissent augurer de solides difficultés dans ce domaine : bourgmestres démocratiquement élus mais non nommés au seul motif d'avoir respecté le prescrit constitutionnel sur le choix de la langue dans les communes à facilités, obstructions à l'établissement dans certaines communes flamandes (wooncode) faites aux non néerlandophones... et autres mesures discriminatoires pourtant condamnées par le Conseil de l'Europe. Ceci est plutôt étonnant de la part de gens qui, à l'annonce des résultats des élections de juin 2010, affichaient clairement leurs convictions européennes.
Il est évident que faire prévaloir le soi-disant droit du sol sur le droit des gens ne peut qu'entraîner un risque important de dérives (voir les précédents célèbres dans l'Histoire, même récente) permettant à tout moment de décréter unilatéralement que tel ou tel territoire appartient à telle ou telle communauté. Arbitraire, certes, mais d'une efficacité souvent redoutable de la part de qui se sent le plus fort. Qu'adviendrait-il si, demain, la Flandre proclamait Bruxelles territoire flamand avec, pourtant, ses quelque 85% de francophones ? Un élu Volksunie, Jan Verroken, ne déclarait-il pas le plus sérieusement du monde que « Historiquement, la Belgique est flamande d'Ostende jusqu'au sud de Namur » ? Sans préciser, toutefois, où s'arrêtait ce « sud de Namur »...

Quelles solutions pour une rupture sans douleur ?

A première vue, dans ce contexte tendu, autant essayer de résoudre la quadrature du cercle. Harmoniser des positions qui s'avèrent inconciliables relève évidemment de la mission impossible. L'Etat belge existe pourtant bel et bien, à défaut d'une nation et son démantèlement complet ne pourrait s'effectuer sans de sérieux froncements de sourcils de la communauté internationale, principalement de ses voisins dans l'Union européenne. Cela, les Flamands le savent et les plus extrémistes d'entre eux savent aussi qu'ils marchent sur des braises. Les rodomontades cachent en réalité une grande fragilité causée par l'ampleur des enjeux et la crainte de l'échec.
Un nouvel élément a fait son apparition : que faut-il considérer comme entités fédérées, les régions ou les communautés ? C'est cette dernière proposition qui semble être privilégiée au nord du pays, en contradiction d'ailleurs avec la volonté flamande de confédération puisque ce système repose essentiellement sur la coopération d'entités géographiques distinctes. La Belgique, s'étant depuis longtemps distinguée par ses aptitudes hors pair pour le bricolage institutionnel, à quoi peut-on s'attendre encore ? Mais que l'on ne s'y trompe pas : la raison profonde de cette préférence flamande est, bien entendu, la supériorité numérique de leur communauté linguistique sur la communauté de langue française avec, en toile de fond, le projet, non clairement exprimé encore, de s'annexer Bruxelles. L'avenir même de la capitale constitue le plat de résistance des négociations institutionnelles en cours, les autres points comme les transferts de compétences du fédéral vers les entités fédérées ne servant que de compléments indispensables vers la scission complète du pays et l'indépendance de la Flandre.
La question qui risque de bientôt brûler toutes les lèvres, y compris celles de beaucoup de Flamands est : « Que fera la Flandre en cas d'impossibilité d'accord sur le refinancement des entités fédérées ou sur Bruxelles ? ». Il ne suffit pas, en effet, de réussir des accords préalables sur des généralités nécessaires à la formation d'un gouvernement, encore faut-il que l'ensemble des citoyens tant du sud que du nord du pays, et leurs représentants au sein de nos institutions démocratiques, puissent y adhérer sans rien perdre de leur dignité, ni de leurs droits fondamentaux, ni de leurs acquis sociaux, ni de leurs moyens de prospérer. Autrement dit, à défaut d'une réelle solidarité, pas d'appauvrissement d'une entité fédérée au bénéfice d'une autre.
Malheureusement, malgré toutes les déclarations de bonnes intentions, les blocages deviennent de plus en plus nombreux, et toujours en provenance du même côté. Quelle proposition que puissent faire les Francophones, elle est rejetée et se voit opposer de nouvelles exigences flamandes, à se demander si leur but final n'est pas de s'approprier l'ensemble du territoire national. Bien sûr, j'exagère quelque peu, mais il y a quand même de quoi se poser des questions...
Faut-il, dès lors, pour avoir enfin la paix, que les Francophones cèdent sans rien dire à toutes les revendications flamandes ? Il ne peut, bien entendu, en être question. A bon entendeur, salut ! Pourtant, depuis des décennies, de couleuvres en couleuvres à avaler, d'Egmont en Saint Polycarpe, les dirigeants francophones se sont fait avoir comme des débutants, soi-disant pour éviter un éclatement du pays qui s'avère pourtant, de mois en mois, de jour en jour, de plus en plus inéluctable.
Mais sous quelle forme ? Deux, voire trois états indépendants les uns des autres ? Une sorte de confédération reposant sur une communauté d'intérêts ? Une structure commune centtrale sera toujours, de toute façon, indispensable, l' Union européenne ne reconnaissant que les Etats. Si la Flandre veut se définir comme un Etat indépendant, elle se verra normalement contrainte de repasser par au moins la plupart des étapes préalables à l'adhésion, perdant de ce fait les avantages liés à l'adhésion de l'actuelle Belgique. Les formules sont nombreuses, mais aucune ne sera viable à court terme.

Victor Declercq Thu, 26/08/2010 - 09:29

Bonjour Hanocq
Je reconnais évidemment que la position de la N-VA vis-à-vis de son électorat (comme de l'électorat flamand en général) est extrêmement délicate et que ce n'est rien moins que leur crédibilité qui est en jeu. Et c'est vrai qu'il y a de quoi demeurer extrêmement dubidatif devant le dilemme d'un parti acculé à choisir entre l'intérêt supérieur de l'Etat et ses enjeux électoraux. Quant à la position du PS, je les vois mal se désolidariser des autres partis francophones compte tenu de la puissance de leur fédération bruxelloise. Sans les Bruxellois de tous bords, les 2/3 des voix nécessaires à une réforme de l'Etat seront bien difficiles à obtenir...

Christian Hanocq Thu, 26/08/2010 - 10:55

Bonjour Victor; Pensez-vous réellement que la notion d'intérêt supérieur de l'Etat a un sens pour la N-VA, elle qui ne cache pas son souhait de voir à moyen terme la disparition de la Belgique? Je ne pense pas qu'il puisse se trouver des hommes d'Etat au sein de cette formation-là, régionaliste par définition. Ce parti a sans doute sa raison d'être au sein d'un exécutif régional flamand; malheureusement, les électeurs flamands, lors des dernières élections législatives fédérales, en ont fait la première puissance politique flamande! Nous, Francophones, n'y pouvons rien changer: c'est la démocratie qui s'est ainsi exprimée! La N-VA aurait sans doute préféré ne pas engranger de tels scores, se sentant plus à l'aise dans l'opposition fédérale qu'éventuellement aux commandes de quelques probables futurs départements ministériels fédéraux. Ce que la N-VA veut faire est de transférer un maximum de compétences fédérales vers la Flandre pour précisément garder, voire renforcer, sa base électorale. Ce parti ne raisonne pas comme une formation politique classique au sein de laquelle on peut encore trouver des politiques qui ont le sens de l'Etat ! C'est sans doute cet aspect-là que beaucoup de Francophones ne parviennent pas à cerner et à assimiler.
J'eûs préféré un Mark Eyskens, voire un Yves Leterme aux manoeuvres!

N'étant pas d'obédience socialiste j'ai mes raisons de me méfier du PS. Je suis toutefois satisfait que dans l'imbroglio BHV qui se profile à l'horizon, Madame Milquet est enfin sortie du bois! Mon humeur négative à l'endroit du CDH s'expliquait par le silence-radio des Centristes et me confinait dans un sentiment d'abandon des Francophones par leurs propres représentants-négociateurs. Les Francophones ont le devoir de montrer qu'ils existent et de se faire respecter! Ce faisant, les citoyens francophones de Belgique n'auront plus l'impression d'être laissés à leur sort face à une Flandre hyper-intransigeante et qui ne prie que pour sa chapelle! J'ose espérer que le PS bruxellois, de par le poids électoral qu'il représente, ne se laissera pas conter fleurette et fera preuve de détermination, comme très certainement l'aurait fait le FDF d'Olivier Maingain.
Quant à l'avenir des 6 communes périphériques dites " à facilités" je doute fort que le PS fasse de la nomination effective des bourgmestres faisant foction une condition sine qua non dans les négociations sur la scission de BHV, compte tenu que ces bourgmestres-là sont de tendance FDF ou libérale.

La suite des événements nous éclairera davantage, du moins, je le souhaite.

Bonne journée. Cordiales salutations

Victor Declercq Wed, 25/08/2010 - 09:47

Je relève dans les commentaires précédents quelques appréciations pour le moins excessives. Or, tout ce qui excessif n'est-il pas insignifiant?
Par exemple, dire que le CDH est à nouveau prêt à nous faire avaler des couleuvres, je trouve cela particulièrement fort de café visant un parti qui s'est toujours montré extrêmement mesuré dans ses déclarations sauf, précisément, celles qui réagissent à des attaques contre les droits des personnes et des Francophones en particulier.
Ceci étant, toute parenthèse fermée, il est vrai que, dans ce genre de négociations, il convient de rester vigilants. En effet, l'objectif final est d'arriver à des accords équilibrés où chacune des parties en présence y trouve son compte, mais il est évident que la plus extrême prudence s'impose quand on a en face de soi un "partenaire" qui n'a pas hésité, à maintes reprises dans un passé pas si lointain, à se montrer parfaitement déloyal.
On fait grand cas de l'apparente avancée dans le dossier sensible du financement des entités fédérées. En effet, un accord existe, mais il ne porte que sur une méthode de travail et un ensemble de principes généraux qui doivent encore se traduire en un accord définitif préalablement balisé par des experts des deux camps.
Donc, prudence et fermeté mais, malgré tout, espoir...

Hanocq Wed, 25/08/2010 - 18:10

Bonjour Victor,
Excellente analyse! Malheureusement je reste très dubitatif. La N-VA autour de laquelle une grande majorité de partis flamands gravite essaiera toujours d'obtenir l'application de l'intégralité de son programme électoral; je doute que ce parti ait les capacités politiques à mettre de l'eau dans son vin. Je ne m'étendrai plus sur ce que je pense du PS dans ces négociations. J'espère naturellement me tromper mais le mot " excessive méfiance" reste gravé dans mon esprit. Bonne soirée. Cordialemennt

laurent Sun, 22/08/2010 - 20:20

bonsoir,

Je rejoins les dernières interventions, le Cdh voit vraiment être le parti qui osera mettre sur la table des négociations les revendications francophones car pour l'instant, je suis, tout comme de nombreux bruxellois que je cotoie, extrêmement inquiet de la tournure des événéments !

Les francophones ne peuvent sauver la Belgique tout seuls !!! Cela n'a pas de sens, le projet doit être commun aux Flamands et aux Francophones, et ce n'est pas en disant OUI à toutes les exigences flamandes qu'on rendra service à ce pays, que du contraire très certainement....*

et puis n'oubliez pas vos promesses électorales faites aux bruxellois et aux francophones de Flandre : pas de scission de BHV sans élargissement de BXL.

merci

sophie Sun, 22/08/2010 - 13:29

Bonjour,
J'espère que le Cdh osera mettre sur la table quelques revendications francophones car c'est LE moment de le faire face aux exigences flamandes - TRES NOMBREUSES -, je pense par exemple à la fin de la double majorité à Bruxelles et à la surreprésentation des néerlandophones au parlement bruxellois, à l'élargissement de Bruxelles, à la convention cadre sur les minorités etc....par pitié, ne "re-bétonnez" pas pour la dixième fois des facilités qui seront remises en cause dès le lendemain car on va ENCORE se faire rouler dans la farine.

Nous comptons sur VOUS pour défendre des principes !!!! Le PS (et ecolo) ne se soucient quant à eux que de refinancer ce qui a été mal négocier en 89 avec les Toshiba boys....

MERCI

Christian Mon, 23/08/2010 - 11:49

Bonjour Sophie; je partage totalement votre analyse! Il est vrai qu'il est inadmissible que les Flamands de la Région de Bruxelles-Capitale avec un peu plus de 10% de l'électorat disposent de 17 sièges de députés sur 89 et cerise sur le gâteau ont droit à la stricte parité ministérielle au sein de l'Exécutif régional bruxellois! Nos négociateurs francophones actuels sont de vraies limaces! Pour votre gouverne, je vous invite à consulter le blog de Marcel Sel ( vous le trouverez aisément) qui nous donne une vision très complète de la nature intrinsèque de la N-VA ( fascination par le nazisme, amnistie pour les collabos de 1940-1945). Ce blog est bien plus intéressant et complet que le mien c'est pourquoi je vous le recommande chaleureusement. Nos représentants francophones feraient bien de lire certains articles qui s'y trouvent car ils persistent à croire que la N-VA est une formation démocratique! Quel leurre!

placebo Sat, 21/08/2010 - 21:22

Je suis très inquiet de ce que nous prépare Elio Di Rupo et du prix que nous allons payer pour qu'il obtienne SON poste de premier ministre : où sont passés les principes défendus par TOUS les partis francophones AVANT les élections, notamment pas de splitsing de BHV sans élargissement de Bruxelles ? Pourquoi les partis francophones se censurent-ils alors que le cahier des charges des Flamands est long comme une liste de courses ?

Christian Mon, 23/08/2010 - 11:57

En effet, Elio Di Rupo veut être à n'importe quel prix Premier ministre, quitte à faire alliance avec Satan en personne ( Bart De Wever). Nous avons affaire à des opportunistes, voire des parvenus, qui recherchent le Pouvoir pour le Pouvoir. A nous, électeurs, de sanctionner lourdement, dès les élections communales et provinciales de 2012, les fossoyeurs de l'Etat fédéral belge! Le MR sera sans doute dans l'opposition. Une opposition est indispensable pour éviter la dictature PS-sp.a-N-VA-cdH-CD&V qui finira par trouver un méga accord qui appauvrira considérablement la Région bruxelloise et la Région wallonne aux bénéfices exclusifs d'une Flandre, majoritairement séparatiste et extrémiste!Je regrette le PSC d'antan qui n'était pas un parti "béni-oui-oui" du PS, qui à l'époque était encore "socialiste".
Bonne journée.

Hanocq Fri, 20/08/2010 - 07:03

Je suis excessivement déçu et scandalisé par l'attitude du CDH qui manque d'originalité, en restant skotché au PS, quoi qu'il advienne! Le pré-formateur et les partis francophones de la future probable coalition ont cédé sur tous les points face aux exigences de la N-VA... De surcroît, PS-CDH-ecolo ont rompu le front des Francophones! Il me semblait que l' "Union faisait la force". Nous avons un bel exemple de la complicité des partis francophones de pouvoir au dépeçage de l'Etat fédéral. La N-VA fera ensorte que l'ensemble des SFP fédéraux deviennent des coquilles vides! Le CDH non plus, n'a pas vu clair dans le jeu de l'extrémiste Bart De Wever. Pour ma part, je saurai pour qui voter dès 2012 et les scrutins qui suivront! Qu'est devenue la sensibilité de droite de feu le PSC? J'en arrive à comprendre les divers transfuges constatés à ce jour vers le MCc, voire le CDF. Le PSC, fort de ses sensibilités internes structurées, n'aurait pas emboîté le pas de cette façon au PS qui ne vise qu'une chose: le Pouvoir pour le Pouvoir
La N-VA est un parti fasciné par le nazisme! Voir à cet effet le blog de Marcel Sel où je me suis également exprimé; une majorité des 2/3 était concevable, politiquement tenable, sans la N-VA. Le CDH est devenu une annexe du PS; c'est une réalité à laquelle devront se faire les électeurs francophones, laissés à leur compte et phagocytés par les flamingants séparatistes de la N-VA...

Pierre Thu, 19/08/2010 - 21:34

Le CDH est à nouveau prêt à nous faire avaler des couleuvres !!!
Vivement la réunion avec la France, et qu'on ne discute plus avec des fachos comme de Wever !

Hanocq Fri, 20/08/2010 - 14:10

Bonjour Pierre, par la force des choses, tôt ou tard nous serons rattachés à la France! En secret, Bart De Wever travaille à la disparition de l'Etat belge au nez et à la barbe de "nos" négociateurs francophones, censés nous défendre et nous représenter! Il va de soi que les Neerlandophones, eux, sont défendus, becs et ongles, par leurs élus! Là est toute la différence! Quant aux couleuvres, on essayera de nous en faire avaler un maximum! Bien à vous, Cordialement. Christian

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