Conseil supérieur wallon de la sécurité routière : Objectif : -50% de tués en Wallonie en 2015
Ce mardi 21 juin, Benoît LUTGEN, Ministre wallon des Travaux publics et de la sécurité routière a mis en place le 1er Conseil supérieur wallon de la sécurité routière. L’objectif de ce Conseil est d’approfondir avec l’ensemble des acteurs de terrain toutes les démarches déjà entreprises en Wallonie et de devenir le moteur de nouvelles initiatives en faveur de la sécurité routière.
Depuis sa prise de responsabilité en tant que Ministre des Travaux publics, Benoît LUTGEN a mis la sécurité routière au centre de chacune de ses décisions.
Grâce au 1er décret sur la sécurité routière en Wallonie, adopté par le Parlement wallon le 22 décembre 2010, le Ministre a mis en place une nouvelle politique menée en collaboration avec l’ensemble des acteurs de la sécurité routière, les associations, la Police fédérale et les Polices locales, les Parquets, l’administration, … pour assurer au maximum la sécurité de tous les usagers de la route.
Ce décret permet notamment à la Wallonie de se fixer des objectifs ambitieux pour la sécurité routière en créant le 1er Conseil supérieur wallon de la sécurité routière.
1. Mise en place du Conseil supérieur wallon de la sécurité routière
La Wallonie compte de très nombreux acteurs de qualité en matière de sécurité routière. Pour le Ministre Benoît LUTGEN, il était donc primordial de mettre en place une plateforme de concertation et de coordination de ces acteurs pour avoir une vision transversale de la sécurité routière sur les routes en Wallonie, qu’elles soient régionales, provinciales ou communales. Par conséquent, le Ministre a créé le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière.
Concrètement, ce Conseil a pour principale mission de mener à bien toute réflexion utile sur la sécurité routière à sa propre initiative ou à la demande du Gouvernement. Il est également chargé de formuler des propositions visant à réduire le nombre d’accidents de la route.
La composition de ce Conseil assure un équilibre entre l’efficacité (nombre limité à 30 membres effectifs et à 30 membres suppléants) et la représentativité de tous les acteurs de la sécurité routière pour garantir un travail multidisciplinaire et coordonné (liste en annexe).
Par ailleurs, des groupes de travail seront mis en place sur différentes thématiques et pourront être élargis à des personnes ressources qui ne font pas partie du Conseil mais dont l’expertise est particulièrement pertinente. Ils seront composés d’une dizaine de personnes qui se réuniront mensuellement.
Les groupes de travail débattront dans un premier temps des accidents durant le week-end, de l’assistance aux victimes, des causes des accidents, de l’éducation à la sécurité routière en milieu scolaire, de la sécurisation des chantiers, des aménagements prioritaires pour accroître la sécurité pour tous les usagers, que ce soit les automobilistes mais aussi les motards, les piétons, les cyclistes, …
2. Un objectif : moins 50% de tués en Wallonie en 2015 !
Selon le dernier baromètre de la sécurité routière publié par l’IBSR (Institut belge pour la sécurité routière), le nombre de tués sur les routes wallonnes a diminué de 16,3 % de 2009 à 2010, soit la plus forte diminution belge. Pour rappel, la Wallonie a comptabilisé 435 tués en 2009. Les provinces de Luxembourg et de Liège enregistrent les baisses les plus importantes, respectivement : -44,8% et -23,7%. Le nombre de tués durant le week-end a également diminué de 29,5% en Wallonie de 2009 à 2010, soit la plus importante diminution belge.
Même si ces chiffres sont encourageants, il faut les prendre avec prudence. Chaque jour, des personnes sont encore victimes d’accidents de la route.
Pour le Ministre Benoît LUTGEN, l’objectif est de réduire de 50% le nombre de tués sur les routes en Wallonie.
L’Etat fédéral, en charge de la Sécurité routière et des politiques de prévention, les autorités régionales, provinciales et communales devront tout mettre en œuvre afin de relever ce défi.
3. Poursuivre toutes les actions en faveur pour la sécurité routière
Pour le Ministre Benoît LUTGEN, il est impératif de poursuivre toutes les mesures prises en faveur de la sécurité routière pour continuer de réduire le nombre de blessés et de tués chaque année sur les routes.
· Une cartographie des zones à risque établie sur base des analyses des procès verbaux dressés par les services de Police lors d’accidents (Police fédérale et Polices locales). Cette carte a été validée en concertation avec Touring, l’IBSR et la Police fédérale. Grâce à ce travail, le Ministre a mis en place le « Plan Routes ». Il s’agit d’un plan pour rénover et réhabiliter l’ensemble du réseau routier régional en profondeur. Une hiérarchisation des travaux prioritaires sur le réseau structurant a été établie sur base de critères objectifs dont principalement la sécurité routière. Ceci montre à quel point ce critère a été prépondérant dans la planification des travaux.
· Les radars sont devenus un moyen pour diminuer le nombre d’accidents de la route. Pour le Ministre, il s’agit d’outils de prévention et de répression en matière de sécurité routière, et non pas un moyen de faire rentrer de l’argent dans les caisses publiques. Les radars placés par le Service Public de Wallonie sont uniquement placés dans des zones à risques. Conformément à sa volonté de ne pas piéger les automobilistes et d’attirer leur attention sur le danger de la zone traversée, le Ministre a décidé que chaque zone où est situé un radar soit dorénavant annoncée par des panneaux.
· A l’approche des chantiers, les risques d’accidents sont plus élevés. Selon les chiffres de l’IBSR, en 2008, 48 personnes ont été grièvement blessées ou sont décédées dans des accidents sur chantier en Wallonie. Pour diminuer au maximum les risques sur les chantiers, le respect de ces limitations est primordial pour la sécurité de tous. La Police fédérale de la route et les Polices locales ont intensifié leurs contrôles aux abords des chantiers. A présent, lorsqu’un chantier s’avèrera particulièrement dangereux, un radar semi-fixe sera placé et annoncé par un panneau.
· La sécurisation aux abords des écoles a été renforcée. 347 passages pour piétons aux abords d’écoles sur des routes régionales ont été sécurisés, 96 seront prochainement terminés et 151 le seront pour la rentrée scolaire de 2011. Un guide sur la sécurisation des abords d’écoles à destination de tous les gestionnaires de voiries a été réalisé.
· Un des objectifs du Ministre Benoît LUTGEN est également d’améliorer la sécurité des motards sur les routes wallonnes. En collaboration notamment avec l’association Fedemot, les glissières de sécurités devant être aménagées pour la sécurité des motards ont été identifiées et 50 kilomètres de lisses sont en cours d’installation en Wallonie sur le réseau régional hors autoroutes. Par ailleurs, en ce qui concerne les autoroutes, le placement de 60 kilomètres de lisses vient de se terminer.
· Une toute nouvelle politique de soutien est apportée aux associations proposant des projets d’éducation et de sensibilisation à la sécurité routière avec priorité donnée aux actions dans les écoles. Pour la première fois en Wallonie, des subventions annuelles sont accordées depuis 2010 à des associations de prévention. Le décret présenté par le Ministre au Parlement wallon le 22 juillet 2010 pérennise ce soutien aux acteurs de terrain.
· Via le décret sur la sécurité routière, la surcharge des camions, causant des dégradations sérieuses aux routes et représentant en elle-même une source de danger, peut à présent être sanctionnée par la Police domaniale des routes. La sanction consistera en une amende administrative comprise entre 50 € et 75.000 € en fonction de la surcharge enregistrée.
Pour le Ministre Benoît LUTGEN, la diminution du nombre de tués sur les routes wallonnes constitue un réel encouragement pour poursuivre toutes ces actions. C’est avec l’ensemble des acteurs de terrain que nous pourrons renforcer la sécurité routière et éviter de trop nombreux drames familiaux.
Annexe – Composition du Conseil supérieur wallon de la sécurité routière:
- trois représentants des associations de victimes de la route parmi les associations représentatives;
- un représentant des motocyclistes parmi les associations représentatives ;
- un représentant des cyclistes, parmi les associations représentatives ;
- deux représentants des piétons et des personnes à mobilité réduite parmi les associations représentatives ;
- deux représentants du transport de personnes par route, proposé par leur fédération ;
- un représentant de la Ligue des Familles ;
- un représentant des associations de promotion d’une conduite automobile responsable, parmi les associations représentatives ;
- un représentant des automobilistes parmi les associations représentatives;
- un représentant de la formation à la conduite, parmi les associations représentatives ;
- un représentant de l’enseignement obligatoire proposé par la Communauté française ;
- un représentant de l’enseignement obligatoire proposé par la Communauté germanophone ;
- un représentant des entreprises automobiles, proposé par le CESRW;
- un représentant des taxis ;
- un représentant du Groupement des Organismes agréés de Contrôle automobile ;
- un représentant de l’Union professionnelle des Entreprises d’Assurance ;
- deux représentants du transport de marchandises par route proposés par le CESRW ;
- un représentant de l’Institut belge pour la sécurité routière ;
- un représentant du Centre de Recherche routière ;
- un représentant de la Commission permanente de la police locale ;
- un représentant de la Police fédérale ;
- un représentant du Collège des Procureurs généraux ;
- un représentant de l’Union des Villes et Communes wallonnes
- un représentant de l’administration régionale en charge des routes ;
- un représentant de l’administration régionale en charge de la mobilité ;
- un représentant de la SOFICO.

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