"La gestion européenne du dossier aérien : à revoir!"
Ce mardi matin, le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg a débattu de la question de la fermeture de l'espace aérien européen et de son impact économique et social. A l'adresse du représentant du Conseil qui s'était félicité de la manière dont les Etats membres se sont coordonnés, Anne Delvaux a fait part de sa très grande perplexité quant à la gestion européenne des évènements.
La Députée européenne déplore la lenteur de la réponse des Ministres européens des transports qui ont mis presque une semaine pour déboucher sur un plan de vol différencié ! "Lorsque quelque 750.000 passagers européens sont lésés et que la majeure partie d'entre eux restent bloqués aux quatre coins du monde, lorsque les conséquences économiques sont exponentielles à mesure que le temps passe, comment comprendre qu'il ait fallu attendre 5 jours pour que les ministres des transports européens se réunissent par téléconférence pour coordonner leurs actions et décider de la création de zones différenciées de trafic?" a regretté la Députée.
En outre, Anne Delvaux réclame des réponses aux questions restant encore en suspens parmi lesquelles celle de savoir si les garanties supplémentaires de sécurité justifiant aujourd'hui la réouverture de l'espace aérien n'auraient pas pu être amenées plus tôt voire plus rapidement. Qui va procéder à l'évaluation actualisée de la sécurité des corridors aériens? Les vols tests doivent-ils vraiment être effectués par les compagnies aériennes? Et, en finale, qui va payer la facture?
Anne Delvaux a insisté sur la nécessité d'une plus grande coordination des Etats membres et la mise au point de procédures opérationnelles spéciales basées sur des données réelles et non théoriquement prospectées. Cette coordination doit aussi être étendue aux autres moyens de transport afin d'assurer une prise en charge des passagers en transit.
Enfin, pour la Députée européenne, il y a urgence de mettre en commun, à l'échelon européen, l'aide au rapatriement des dizaines de milliers de personnes bloquées dans des conditions parfois difficiles notamment sur le plan pécuniaire.