Le cdH regrette le blocage du chantier du RER par Linkebeek : Hervé Doyen demande au FDF de défendre l’intérêt général
Le cdH bruxellois regrette, une fois encore, le recours à la voie juridique utilisé par la commune de Linkebeek contre le développement du RER sur son territoire. Sans contester l’avis du Conseil d’Etat, Hervé Doyen, député cdH et membre de la commission de l’Infrastructure au Parlement bruxellois, fait remarquer qu’un dialogue constructif entre la commune et Infrabel aurait pu aboutir à un compromis acceptable sans bloquer le processus de construction du RER. « Une meilleure communication entre les deux parties aurait permis de s’accorder sur une solution pour la construction d’un RER indispensable au désengorgement de la capitale », affirme le député-bourgmestre.
Alors que la mise en œuvre du chantier se lançait enfin au sud du pays, cette annulation du permis de bâtir causera probablement un retard supplémentaire de plus de 2 ans sur les lignes venant de Charleroi, Nivelles et Braine-le-Comte. Cette décision pénalisera donc essentiellement les habitants du sud du pays.
Hervé Doyen se demande dans quelle mesure le FDF ne joue pas son rôle classique d’opposition à la Flandre, qui avait délivré le permis fin 2008. Mais pour le député, le bourgmestre de Linkebeek s’est cette fois-ci trompé de cible : « Un mandataire local doit défendre l’intérêt de ses citoyens mais c’est aussi un défenseur de l’intérêt collectif ». Or, cette décision prend en otage tant les navetteurs que les Bruxellois, tous désirant des transports publics plus performants dans et autour de la capitale.