"OGM, non merci!"
Anne Delvaux, représentante du cdH au sein du parlement européen (PPE), a interpellé ce mercredi les commissaires européens en charge de la Santé, de l'Environnement et de l'Agriculture.
Pour la première fois depuis douze ans, la Commission européenne a donné son feu vert à la culture, dans l'UE, d'un produit génétiquement modifié, une pomme de terre du groupe allemand BASF.
Jusqu'alors, l'exécutif européen n'avait jamais trouvé d'unanimité en son sein sur cette question. L'ancien commissaire Stavros Dimas, en charge de l'Environnement, s'était toujours opposé à l'autorisation de la culture des OGM au sein de l'Union. Or, ce mardi 2 mars 2010, la Commission réunie en collège a unanimement fait marche arrière en dépit des inquiétudes manifestées par l'Organisation Mondiale de la Santé et du principe de précaution. Le tubercule de la pomme de terre commercialisée par BASF contiendrait un germe marqueur de résistance aux antibiotiques.
Anne Delvaux estime qu'en donnant son autorisation, l'exécutif européen a ouvert la boîte de Pandore en créant un précédent dangereux. Elle réclame que le débat sur la commercialisation des OGM soit immédiatement mis à l'ordre du jour de la commission Environnement et Santé publique du Parlement européen dont elle est membre effective.
Le cdH estime en effet indispensable de protéger au maximum les spécificités, l'authenticité et la qualité des produits issus de l'agriculture et de l'horticulture et de conserver une agriculture basée sur des liens de confiance forts entre producteurs et consommateurs et sur des produits de haute qualité.
Par conséquent, le cdH continuera à plaider pour que l’utilisation d’OGM soit bannie au profit d’une agriculture conventionnelle ou biologique.
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