La police et la justice ont besoin de considération et de moyens, pas d’un nouveau « snelrecht », qui existe déja ni de fusion de zones de police
Le cdH et sa présidente, Joëlle Milquet, déplorent et s’inquiètent de l’escalade de la violence qui a secoué la capitale notamment lors de l’attaque d’un bureau de change à Laeken le week-end dernier.
A l’occasion de cet événement, comme bien d’autres d’ailleurs, la police de zone a bien fait son travail et le cdH souhaite d’ores et déjà un prompt rétablissement au policier blessé lors de l’intervention dont elle tient à souligner le courage.
1. Plus de moyens policiers
A cet égard, le cdH rappelle que le cadre de la police sur les 6 zones de Bruxelles est actuellement déficitaire de quelques 800 policiers de terrain. Aux yeux du cdH, il est impératif de compléter ce cadre le plus rapidement possible et de renforcer de la sorte les services de proximité et de dissuasion. De même, il est essentiel, au vu de l’essor démographique que connaît Bruxelles, d’engager un débat de fonds sur le financement des zones de police. A ce jour, les communes contribuent en moyenne à 75 % du financement des zones de police contre 25 % pour le fédéral ! Par ailleurs, il existe un manque important au niveau de la réserve fédérale à combler au plus tôt
Quant à ceux qui défendent la création d’une seule zone unique de police à Bruxelles, c’est faire aveu d’une méconnaissance totale de la spécificité de chaque commune bruxelloise, en estimant que les besoins de la police sur le terrain sont identiques pour toutes les communes de Bruxelles, ce qui n’est à l’évidence pas le cas. Une telle fusion des six zones actuellement déficitaires ne résoudrait donc en rien les problèmes. Elle ne serait qu’une addition de corps déficitaires. De plus, les liens de proximité entre policiers et citoyens seraient beaucoup moins aisés et le contrôle démocratique ne serait pas assuré avec la même efficacité.
2. Evaluer et rendre effectif le snelrecht actuel
La procédure rapide de la comparution immédiate sur base d’une simple convocation par procès verbal et un jugement endéans maximum les 2 mois existe. Cette procédure hélas peu utilisée doit faire l’objet d’une évaluation en février. Profitons-en pour analyser les adaptations efficaces à y apporter mais ne rentrons pas dans un xième débat sur le « snelrecht ». Et surtout, donnons plus de moyens à la justice pour fonctionner rapidement et se réformer.

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