Séisme et tsunami au Japon : demande de solidarité avec les victimes

Le Bureau politique du cdH a adressé ses sincères condoléances au gouvernement japonais et aux familles des victimes du tremblement de terre et du raz-de marée qui ont dévasté, le 11 mars 2011, la région de Sendai.

Le cdH est très choqué par l’ampleur inouïe de ces deux catastrophes naturelles et par les énormes souffrances qu’elles infligent à la population japonaise. La réaction courageuse et efficace des Japonais suscite toute notre admiration. Le cdH est aussi préoccupé par les dangers d’accident nucléaire majeur. Il invite les autorités japonaises à communiquer en toute transparence avec l’Agence internationale de l’Energie atomique sur l’évolution de la sécurité dans les centrales affectées par le séisme.

Le cdH appelle le gouvernement belge à proposer et répondre à toute demande d’assistance de la part du gouvernement japonais. La Belgique doit affirmer sa solidarité avec le Japon dans ces moments difficiles. Elle dispose de nombreux experts qui peuvent être utiles dans des domaines aussi variés de la protection civile que la recherche des victimes, la fourniture d’eau potable ou la sécurité nucléaire. Les Affaires étrangères doivent par ailleurs rester prêtes à prendre des mesures complémentaires d’aide à l’égard des résidents belges si nécessaire, en lien avec les ambassades européennes.

En ce qui concerne la politique belgo-belge, le cdH demande de la retenue et que l’on se garded’utilisations catastrophistes ou démagogiques  de ce drame au niveau belge. Les centrales belges ne connaissent pas la même situation ni technique (double système de circuit d’eau) ni sismique ni maritime. Il faut avant tout déplorer le drame humain avant d’utiliser celui-ci comme un argument politique. Bien sûr, par prévoyance, ce drame sera l’occasion de pouvoir ré-analyser calmement, notamment au sein de la commission ad hoc, prévue de longue date mercredi, à la fois, l’expertise nucléaire belge reconnue dans le domaine de la sûreté, qui affiche un haut degré d’exigence, et les différents processus de contrôle, mais aussi l’adéquation des procédures d’évacuation et les plans de crise.

Vos commentaires

Victor Declercq Tue, 15/03/2011 - 12:26

Certes, semer la panique ne peut que récolter l'irrationnel et les décisions inopportunes. Certes, les contextes belges et japonais sont radicalement différents : notre pays n'a pas connu de tremblement de terre de magnitude 9 ni de tsunami de 10 m. de haut. Toutefois, il est évident que le risque zéro n'existe pas et qu'en matière nucléaire, les conséquences peuvent être particulièrement redoutables. Donc, sans céder aux visions d'apocalypse, il semble néanmoins de plus en plus indispensable d'investir dans le déploiement massif d'énergies alternatives et ce, quelles que soient les pressions exercées par les lobbies pétroliers et ddes grands circuits de distribution.

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