Objectif 2

Appuyer les professionnels de l’éducation dans leurs efforts à lutter contre le décrochage et l’échec scolaire.

Nos propositions

Nous  voulons :

A) Conduire chaque jeune à la maîtrise des compétences de base,
B) Améliorer l’encadrement de la maternelle au 1ier degré du secondaire en ce compris l’aide à la gestion pédagogique et administrative aux directions d’écoles qui n’en bénéficient pas aujourd’hui,
C) Donner à chaque établissement les moyens de développer la remédiation immédiate.

Nos actions

A) Mise en place (en cours) d’ un parcours d’apprentissage accompagné et différencié, en vue d’atteindre les compétences-socles à 14 ans, pour des élèves ayant obtenu le CEB, mais présentant des difficultés quelles qu’en soient la nature et l’origine, souffrant de troubles d’apprentissage ou encore accusant un retard scolaire. Une telle différenciation, non à côté mais à l’intérieur de la formation commune, devrait offrir un filet de soutien pédagogique, un temps de construction d’un projet personnel et un processus d’orientation positive. Ce chemin permettrait à l’élève de ne pas « subir » le parcours commun, mais de trouver des combinaisons favorables à sa promotion vers les étapes ultérieures du cursus selon sa dynamique motivationnelle.

Dans ce cadre, rendre le premier degré à la fois davantage commun, par le renforcement de la formation commune, et davantage ouvert aux différentes formes d’intelligences et d’expressions constitue l’enjeu essentiel pour cette action.

Le soutien à la création de DOA (degré d’observation autonome), entre autres par l’assouplissement des normes d’ouverture, permettra à des écoles de se concentrer uniquement sur le premier degré, en vue de favoriser l’acquisition de socles de compétences à 14 ans.

B) Renforcement de l’encadrement différencié dans l’enseignement obligatoire (octroi de 40 millions ajoutés aux 22 millions d’euros consacrés à la discrimination positive ; depuis septembre 2009, ce sont 920 emplois nouveaux qui sont créés au profit des écoles qui scolarisent les publics les plus fragilisés) et obligation décrétale pour les écoles d’élaborer un « plan général d’actions » en fonction d’objectifs comme la remédiation, la concertation d’ équipes, l’intégration scolaire des primo-arrivants, les relations avec les familles,….

C) Développement des classes passerelles dans l’enseignement fondamental et dans l’enseignement secondaire : pour l’enseignement primaire, le nombre de classes passerelles est passé à 31 en 2010-2011 ; dans l’enseignement secondaire, le nombre de ces classes est passé à 29 en 2010-2011 ; en 2010-2011, pour la première fois, deux cycles de formations sont organisés pour les enseignants.

D) Renforcement des cours de français langue étrangère dans le fondamental et dans le secondaire : formation des enseignants en français langue étrangère à l’IFC ; construction en cours d’un référentiel de compétences en français langue étrangère et français seconde langue ; recherche en cours (2011) sur le rôle des organismes culturels et extrascolaires dans l’apprentissage du français par les enfants d’immigrés.

E) Lutte contre le redoublement : une étude est en cours de l’interdiction de maintenir un enfant en troisième maternelle (un enfant sur deux maintenus en troisième maternelle connaît un redoublement dans les quatre années suivantes); pour lutter contre l’échec en primaire, un encadrement supplémentaire est mis en place dans le cadre des discriminations positives ; dans l’enseignement qualifiant, une expérimentation de « certification par unités » est lancée pour lutter contre le redoublement.

F) Articulation de  l’ensemble des moyens et des acteurs, en veillant à définir la spécificité et la complémentarité de chacun.

En partenariat avec le secteur de l’Aide à la Jeunesse, un plan d’articulation inter-réseaux des acteurs, des services (CPMS, SAJ, SAS…), des secteurs (enseignement, aide à la jeunesse, justice, police) et des niveaux de pouvoir (communes, régions, communauté, fédéral) est en cours de réalisation sur plusieurs arrondissements judiciaires. Un tel dispositif qui articule les interventions en définissant les rôles spécifiques de chacun doit s’installer à terme sur l’ensemble des arrondissements du territoire de la Communauté française.

Ce type de mise en réseau des acteurs de 1ère ligne et de 2ème ligne, internes ou externes à l’école, prévaut également lorsqu’il s’agit d’aborder de façon systémique des thématiques comme le bien-être scolaire ou la lutte contre les diverses formes de violence, de maltraitance, de discriminations…

G) Renforcement des Centres PMS : un dispositif de renforcement différencié du cadre des CPMS a été intégré totalement dans le budget 2010 et les prévisions budgétaires 2011 ;
le cadre complémentaire de 60 agents justifié par l’indice socioéconomique du centre a permis, après classement des centres sur base de leur indice socio-économique, d’octroyer aux trente centres psycho-médico-sociaux dont l’indice socio-économique est le plus faible, de 1 à 3 agents  supplémentaires pour une durée de trois ans.

H) Poursuite du financement des Structures Scolaires d’Aide à la Socialisation ou à la resocialisation (SSAS).

Nos coordonnées

Rue des Deux Eglises, 41
1000 Bruxelles
tél. 02/238 01 11
fax : 02/238 01 29
mail : info@lecdh.be