Objectif 1

Lancer un vaste plan de création d’emplois et de services dans le secteur non marchand

Le secteur non marchand est l’un des secteurs clés dans lesquels le prochain Gouvernement doit promouvoir l’emploi. De manière globale, la première priorité du prochain Gouvernement sera de préparer un pacte pour l’emploi, qui s’intègre dans le cadre de la stratégie socio-économique à suivre d’ici 2020, avec pour objectif non seulement de mettre plus de personnes au travail, mais aussi de créer plus d’emplois durables, en particulier dans le secteur non marchand.

En effet, suite au vieillissement de la population, des besoins importants vont apparaître dans les différentes activités liées aux services aux personnes. Créer de l’emploi dans ces secteurs permettra de renforcer notre capacité de répondre à la demande de service aux personnes, et ainsi, d’augmenter le bien-être de chacun. Tous les domaines du non marchand sont concernés : la santé, l’action sociale, la formation, les services à domicile, les loisirs, la culture, etc.

Le secteur non marchand constitue en outre un formidable réservoir d’emplois « humanisant », permettant aux travailleurs de se réaliser dans une fonction relationnelle et valorisante, quel que soit le diplôme, la nationalité ou la situation personnelle. Il convient dès lors d’investir dans les conditions de travail afin d’en améliorer la qualité et l’attractivité : pouvoir d’achat, conciliation vie privée/vie professionnelle, organisation des horaires (souvent irréguliers), compensation du travail de nuit ou de week-end ou de la pénibilité de certaines tâches, etc.

Les axes de ce plan devraient être les suivants :

- Améliorer le statut des travailleurs du non-marchand et négocier, à l’échéance de l’accord non marchand 2006-2009, un nouvel accord basé sur des données officielles et comparables des différents secteurs et coordonné entre les entités fédérées afin de tendre vers plus d’harmonisation et d’alignement des salaires. Généraliser la prise en compte de l'ancienneté et la prime de fin d'année à tous les secteurs, valoriser la formation continue des travailleurs salariés  ou encore de prévoir une intervention dans les frais de transport sont également des priorités.

- L’économie sociale offre un visage alternatif à l’économie et à la production de biens et de services. C’est pourquoi il faut en augmenter les moyens. Il est nécessaire de développer les coopératives d’activité et de renforcer les coopératives financières comme Credal qui réhabilitent le micro-crédit chez nous.

- Dans notre pays, l’action bénévole, individuelle et collective, est, au-delà d’un fait, une culture. On dénombre près de 150.000 bénévoles à l’échelle du pays qui s’engagent pour répondre à des besoins sociaux auxquels les secteurs public et commercial n’offre pas de réponse suffisante. Les bénévoles bénéficient d’un statut particulier fixé par la loi fédérale sur le volontariat. L’engagement bénévole doit être valorisé. A cet égard, il faudrait augmenter l’offre de formations dans le secteur dans lequel les bénévoles choisissent de s’engager afin qu’ils puissent être utiles et efficaces dans leur projet. Nous apportons évidemment notre soutien inconditionnel à l’année européenne du volontariat en 2011.

- Enfin, une initiative intéressante pourrait être de stimuler l’engagement dans le secteur non marchand de  travailleurs âgés qualifiés, licenciés en raison de la crise en vue de former sur le terrain des jeunes peu qualifiés.

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