Nos propositions
A. Continuer à informer, sensibiliser et conscientiser l’ensemble de la population à la problématique des violences conjugales et familiales. Cette sensibilisation doit se faire de manière continue en vue de lutter contre la banalisation du phénomène de violence. Elle doit se faire à destination du grand public mais aussi à destination spécifique des groupes dits « à risque », des victimes de violence, des proches, des policiers et des intervenants sociaux et de la santé.
B. Sensibiliser particulièrement les enfants et les adolescents à la lutte contre la violence dans les relations amoureuses, et cela dès l’école primaire en abordant notamment les thèmes du respect de soi et d’autrui, de l’égalité des sexes, de la lutte contre les stéréotypes sexistes et de l’égalité des sexes.
C. Former les acteurs de terrain en soutenant le développement d’une offre de formations initiales et continuées pour les professionnels de la santé, de l’éducation et du milieu policier, afin qu’ils puissent détecter les situations à risques de violences familiales, qu’ils perçoivent et comprennent ces types de violences et y apportent les réponses adéquates.
Par ailleurs, il convient également de poursuivre le travail de conscientisation et de mobilisation de l’ensemble des partenaires (les CPAS, les communes, les acteurs du monde policier et judiciaire) afin de parvenir à une plus grande efficacité.
D. Porter son attention sur les enfants témoins de violences intrafamiliales en développant des formes d’aide et de soutien. Notamment, une collaboration entre policiers et pédopsychiatres doit être créée pour assurer le suivi psychologique systématique des enfants dont un des parents a été victime de violences conjugales.
Notre action
Loin d’être en voie de disparition, les violences conjugales sont un phénomène en croissance puisqu’aujourd’hui, en Belgique, les statistiques démontrent qu’une femme sur cinq est victime de violences conjugales. La lutte contre toutes les formes de violence conjugale et familiale, qu’elle soit physique ou psychologique, doit donc être renforcée.
Au gouvernement Fédéral, la Vice-Première Ministre Joëlle Milquet, a élaboré un nouveau Plan d’Action National de lutte contre les violences conjugales. Ce plan a entre autre comme caractéristique d’intégrer les nouvelles formes de violences faites aux femmes telles que les mariages forcés, les crimes d’honneur et les mutilations génitales.