Objectif 3

Protéger les emplois et les travailleurs face à la crise économique

1. Nos propositions

A. Développer une stratégie pour l’emploi et la formation

Pour sortir de la crise et continuer veiller à ce que chacun ait la chance d’accéder à un emploi de qualité qui réponde à ses attentes, le cdH veut développer une stratégie pour l’emploi et la formation, ambitieuse et cohérente, alliant les différents niveaux de pouvoirs. Pour répondre à ces défis, nos priorités sont claires : il faut investir et valoriser le capital humain. Renforcer l’offre de formation, multiplier les lieux et les offres de stage, miser sur un programme d’excellence collective pour l’enseignement, doper l’offre d’enseignement en alternance, planifier un nouvel effort de formation de la part des entreprises et pouvoirs publics, reconnaître et valider les compétences acquises, renforcer l’accompagnement vers l’emploi, etc.

B. Pas de suppression rapide des mesures anti-crise et notamment des mesures de protection de l’emploi

Le cdH continuera de plaider pour la plus grande prudence dans le débat relatif à la suppression des mesures de relance et aux logiques d’assainissement. D’abord, parce que la croissance n’est pas encore durable et présente d’importants risques. Ensuite et surtout parce qu’il est essentiel de continuer à veiller sur la situation du marché de l’emploi et des répercussions que la crise socio-économique pourrait encore avoir.

C. Former les travailleurs aux secteurs de l’avenir

Pour cela, nous devons stimuler l’activité dans ces nouveaux secteurs mais aussi agir à la base, auprès des travailleurs, afin que ceux-ci puissent accéder à des formations de qualité leur permettant de répondre à la demande. Nous devons aussi aider les entreprises des secteurs en mutation à réussir cette transition vers des nouveaux produits, services et modes de production. Le cdH propose d’identifier les secteurs où une forte croissance peut être attendue et prévoir à leur égard des mesures de soutien spécifique.


2. Nos actions

A. Des mesures anti-crise qui ont permis de préserver des milliers d’emplois

Afin d’aider les entreprises qui doivent faire face à la crise économique et pour éviter des licenciements et que des travailleurs ne tombent dans le chômage structurel, la ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, a fait adopter par le gouvernement des mesures anti-crise, en vigueur depuis le 1er juillet 2009 (la réduction du temps de travail de crise, le crédit-temps de crise, le chômage économique pour employés et le paiement de la prime de crise de 1.666 euros pour les ouvriers). Grâce à un amendement déposé par le groupe cdH de la Chambre et voté en plénière le 5 mai 2010, ces mesures anti-crise seront prolongées pour 3 mois, et donc au moins jusqu’au 30 septembre 2010, et renouvelables par arrêté délibéré en Conseil des ministres, après avis du Conseil National du Travail.

B. Un renforcement du système du chômage temporaire pour protéger les emplois et le revenu des travailleurs

La ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, a obtenu dans le cadre du plan de relance à la fin de l’année 2008 une augmentation des allocations en cas de chômage temporaire, sur la base du salaire plafonné : de 60% à 70% pour les chômeurs temporaires qui sont ‘cohabitants’ et de 65% à 75% pour les chômeurs temporaires qui sont ‘isolés’ ou ‘chefs de famille’. Le plafond de salaire a quant à lui été majoré de 300 euros depuis le 1er janvier 2009 pour tous les chômeurs temporaires. Par ailleurs, il y a également eu une extension de l’allocation pour chômage temporaire aux ouvriers intérimaires et les travailleurs temporaires, de même que la possibilité pour les chômeurs temporaires de pouvoir désormais se former durant leurs périodes d’inactivité.

C. Des offres d’outplacement pour se relancer

Joëlle Milquet, a également pris une mesure pour les travailleurs ouvriers et employés de 45 ans et plus qui sont licenciés dans le cadre d’une restructuration. Ils sont désormais accompagnés pendant 6 mois au moins et ceux de moins de 45 ans pendant 3 mois au moins et une offre d’outplacement est garantie à tous les travailleurs.

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