La crise nous incite, plus que jamais, à remettre le sens de l’autre au cœur de notre projet politique et à ajouter la force de la fraternité à la liberté et à l’égalité. Une fraternité qui veut retisser le lien social entre les gens, défendre un secteur associatif généreux et sauvegarder nos systèmes de solidarité. Une fraternité qui refuse une société où les plus vieux, les plus pauvres et les plus fragiles sont jetés au bord du chemin de la croissance.
Nous sommes actuellement confrontés à de nouvelles inégalités inhérentes à l’évolution de notre société. Elles s’expriment par de nouvelles formes de solitude, par des difficultés d’accès aux nouveaux médias et à l’internet, par des problèmes de logement et de pauvreté, même chez certaines personnes qui travaillent de manière précaire, par le défi de l’interculturalité et ses problèmes d’insertion, de respect, de valorisation, de non-discrimination ou encore par l’accès à la santé ou aux maisons de repos.