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Chères amies,

chers amis,

Les mois qui viennent de s’écouler nous ont tous ébranlés. Des milliers de familles ont eu à déplorer la perte précoce d’un être cher, que les conditions sanitaires n’ont pas permis, de surcroît, d’accompagner jusqu’à sa dernière demeure comme on l’aurait souhaité. Le personnel des soins, à l’hôpital, en maison de repos ou à domicile, aura témoigné d’un engagement admirable dans un contexte tendu, anxiogène et humainement épuisant. Dans de multiples secteurs et nos administrations, du personnel de première ligne se sera mobilisé pour la continuité de services et de prestations pour d’autres. Tous ceux qui auront permis de ‘ tenir le pot droit ’ doivent être profondément et sincèrement remerciés.

Cette pandémie a été une grosse piqûre de rappel de l’importance des services publics pour ceux qui les dénigraient si souvent. Le rôle important d’un état est aussi à souligner, pour autant qu’il se comporte de manière efficace et stratège, ce qu’il n’est pas particulièrement parvenu à prouver. L’extrême précarité d’une série de travailleurs, singulièrement les indépendants, petits commerçants, artisans et artistes, aura aussi été mise en lumière. Leur apporter un soutien franc et massif, apportant de réelles perspectives de reprise, est notre devoir. Revaloriser le secteur non-marchand également. De longue date, le cdH plaide pour que les secteurs de la santé et de l’éducation soient sanctuarisés, et pas des variables d’ajustement budgétaire. Refinancer les soins de santé et les prestataires, définir un véritable statut d’artiste, réoxygéner nos PME et indépendants, refinancer la justice et engager davantage à la police seront quelques-unes des exigences que nous formulerons si nous sommes invités à négocier une participation à un futur gouvernement fédéral de relance et de bonne gouvernance.

Nous devons changer d’état d’esprit et retrouver un véritable esprit d’état. Les crises multiples (sanitaire, climatique, socio-économique, budgétaire, politique) nous imposent un sursaut et l’abandon de tout jeu de dupes. La classe politique n’a pas droit à l’échec : notre devoir est d’offrir une réelle perspective d’espoir et de rebond à nos sociétés, pas une perspective électorale nouvelle qui n’apporterait pas de solution. Retroussons-nous les manches, abordons les défis à venir avec humilité, sens des responsabilités et crédibilité dans nos réponses.

Maxime PREVOT
Président du cdH

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