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Groupe cdH à la Chambre : urgence ! La situation des réfugiés devant l’île de Lesbos

Le cdH, son président Maxime Prévot, les députés européens Benoit Lutgen et Pascal Arimont, le député Georges Dallemagne, s’indignent face à la situation à la frontière gréco-turque. L’instrumentalisation des migrants à des fins politiques par le régime du Président Recip Erdogan doit cesser immédiatement. Les réfugiés ne sont pas une monnaie d’échange entre Erdogan, Poutine et Assad.

L’Union européenne doit soutenir la Grèce et trouver une réponse humanitaire pour accueillir ces enfants, hommes et femmes dans la dignité tout en s’attelant sérieusement au niveau international à une pacification de la zone de conflit Turco-Syrienne.

Aucun Etat européen, agissant individuellement, ne peut affronter seul cette situation. Cela doit être traité en priorité par les Conseils européens des affaires intérieures et étrangères de cette semaine.

Les Humanistes plaident pour que l’Union européenne et ses Etats membres, en ce compris la Belgique, agissent immédiatement et de manière coordonnée, rapide et efficace. 

Il faut répondre à l’urgence de la situation actuelle par toutes les mesures nécessaires:

  • exiger de la Turquie dont l’Union européenne est le premier partenaire commercial, qu’elle respecte ses obligations de l’accord de 2016, sous peine de sanctions (par ex : la suspension de l’accord de l’Union douanière signé en 1995). La Turquie doit respecter l’accord conclu en 2016 ainsi que toutes les dispositions internationales en la matière. La réponse de l’Europe à l’égard d’Erdogan doit être à la hauteur de ce qu’il nous réserve et son chantage ne peut rester sans réponse ; 
  • créer rapidement une zone neutre, pacifiée, sous protection des Nations Unies et surveillée par une coalition internationale pour les réfugiés syriens.

Enfin, le cdH rappelle que tous les Etats membres doivent respecter leurs obligations européennes et internationales en matière d’accueil des réfugiés et que l’urgence de la crise ne permet pas de s’affranchir du respect du droit.

On ne peut ignorer qu’un désastre humanitaire est imminent dans les eaux territoriales grecques. L’Europe ne peut se cacher derrière de l’Ile de Lesbos.  Nous sommes tous concernés !