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Stop au sexisme : la campagne de #GirlsInOrange du 11 au 25 novembre

Rendez-vous le 25 novembre à 18h ! Les #GirlsInOrange souhaitent répondre à toutes les questions que vous, hommes ou femmes, vous vous posez ou que votre entourage se pose sur le sexisme, mais aussi sur toutes formes de violence.

Pour vous répondre, des associations et politiques spécialisées en matière de violences seront présentes, en direct. Il s’agit de :  

  • Olivia Venet, présidente de la Ligue des droits humains Depuis plus de 100 ans, la Ligue des droits humains (LDH) combat, en toute indépendance du pouvoir politique, les atteintes portées aux droits fondamentaux en Belgique. En tant que contre-pouvoir, la LDH observe, informe et interpelle les pouvoirs publics et les citoyen·ne·s en vue de remédier à des situations qui portent atteinte aux droits fondamentaux. La LDH promeut les principes d’égalité, de liberté et de solidarité, ainsi que les droits fondamentaux de toutes les personnes, adultes et enfants, en Belgique. Elle défend activement l’accès de toutes et tous à une justice équitable, à l’éducation, au travail et à une vie digne. Olivia Venet est la Présidente de la LDH depuis mai 2018. Née à Bruxelles en 1976, Olivia Venet est licenciée en droit de l’ULB en 2000. Après avoir travaillé trois ans au service de droit international humanitaire de la Croix-Rouge de Belgique, elle devient avocate au cabinet Vergauwen en 2006. Elle y officie actuellement en sa qualité de spécialiste en droit pénal. Elle y a présidé la Commission Justice de la LDH de 2006 à 2013 et elle a régulièrement assisté la LDH à l’occasion d’activités, d’actions et de recours en justice. C’est sous la présidence d’Olivia Venet que la Ligue des droits de l’homme est devenue la Ligue des droits humains, ce qui est plus inclusif, notamment à l’égard des droits des femmes.
  • Jean-Louis Simoens, responsable de la Ligne Ecoute Violences conjugales ; depuis 2012, plus de 36 400 appels ont été reçus par cette ligne de façon anonyme. Le 0800 30 030 fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Lors du premier confinement, le nombre d’appels a triplé. Jean-Louis Simoens coordonne le projet. Comme d’autres répondant.e.s, il est aussi actif au sein du Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE) qui accueille des femmes victimes. Ce sont donc des professionnel.le.s de terrain qui peuvent répondre à toutes questions sur le sujet. Il ne s’agit toutefois pas d’un numéro d’urgence ni de Police, mais plutôt d’une structure qui peut prodiguer des conseils et orienter vers le service le plus adéquat, en raison d’une expertise particulièrement précieuse.Cette écoute bienveillante s’adresse aux personnes concernées, évidemment, mais aussi à leur entourage et aux professionnel.e.s de la santé, de l’éducation, de 1ère ligne : médecins, assistants et assistantes sociales qui pourraient avoir des suspicions de violences parmi leurs patients ou bénéficiaires, par exemple, et se demandent comment aider. Elle répond également aux auteur.e.s de violences qui veulent changer de comportement.Le site de la Ligne d’écoute dispose enfin d’un chat, une façon peut-être facile de nouer un premier contact : Ecoute Violences Conjugales • Appelez le 0800/30.030
  • Béa Ercolini, fondatrice de Touche pas à ma pote ; journaliste, entrepreneure (Beabee Cercle Féminin) et entrepreneure sociale (fondatrice TPAMP). Depuis 2012, TPAMP asbl met en place des solutions contre le harcèlement sexiste dans l’espace public. En ce moment : sensibilisations TPAMP en classe et formation de 300 policier.e.s de la Zone Nord e Bruxelles. Cet automne, première action contre le cyberharcèlement avec TPAMP TV, un live hebdomadaire sur instagram pour donner la parole aux victimes de cyber harcèlement. 
  • Donatienne Portugaels et Claire Stappaerts, présidente-fondatrice et chargée de projets au Mouvement pour l’égalité des femmes et des hommes : l’association M.E.F.H. a pour but l’établissement d’une égalité réelle de fait entre les Femmes et les Hommes. Par là, de concevoir, promouvoir, soutenir un développement humain égalitaire et durable, etc. La finalité est l’amélioration des conditions de vie des personnes discriminées en fonction de leur sexe. Plus concrètement, cette jeune association s’est d’abord occupée de la prise en compte du genre dans l’action publique afin de réduire les inégalités en publiant un guide pour les communes, intitulé « Gender mainstreaming – guide d’implantation au sein des communes ». Parmi les activités de prise en compte du genre, l’ASBL MEFH propose de la sensibilisation et de la formation. Sa présidente, Donatienne Portugaels mène actuellement, avec Claire Stappaerts, un projet européen de MOOC (Massive Open Online Course) sur les violences sexistes et sexuelles sur les lieux du travail qui comprend une étude et la confection d'un kit de formation sur le sujet du sexisme et du harcèlement sexuel
  • Vanessa Matz, députée fédérale ; Députée Fédérale depuis 2014. Juriste, diplômée de l’Université de Liège. Membre des commissions de l’Intérieur et de la Justice pour le groupe cdH à la Chambre, Vanessa fait de la question des violences faites aux femmes une priorité. Auteure de plusieurs propositions de loi concernant la lutte contre les violences faites aux femmes, le bracelet électronique anti-rapprochement, la notion de consentement dans les agressions sexuelles...Elle est aussi à l’origine de la législation contre le Revenge porn entrée en vigueur en juillet dernier. Depuis le début de la crise sanitaire, Vanessa n’a eu de cesse de rappeler l’importance d’agir et de sensibiliser, de former les policiers et les magistrats, de donner les moyens aux acteurs de première ligne, d’instaurer une véritable tolérance zéro en matière de lutte contre les violences intra familiales. Cela doit devenir une priorité des différents gouvernements dans une approche transversale et pluridisciplinaire.

Rejoignez-nous ! 

#LiveFacebook #StopSexisme #NoViolence #25novembre #18heures #FemmesetSociétéasbl

Dans ce but, elles organisent un Facebook Live « #StopSexisme #NoViolence », le mercredi 25 novembre, à 18 heures, sur la page facebook Femmes et société asbl (suivre le lien https://www.facebook.com/cdhaufeminin) ou sur la page facebook du cdH.

Le Facebook Live sera aussi l’occasion de faire le point sur les législations existantes en la matière et sur les services déjà en place, mais aussi d’insister sur ce qui reste à développer encore pour prévenir ces violences et/ou accompagner les victimes.

D’ores et déjà, vous pouvez nous adresser vos questions à :

  • femmes@lecdh.be
  • le groupe Facebook fermé des femmes cdH 
  • la page Facebook publique Femmes et Société asbl.

Cela permettra à nos expert.e.s de préparer leurs réponses avec plus de précisions.

N’hésitez pas à inciter vos connaissances, membres ou non du cdH, à nous rejoindre.

Vous pouvez le faire en direct, le 25 novembre, dès 18 heures, sur la page facebook du cdH ou de Femmes et Société asbl ou en suivant le lien https://www.facebook.com/cdhaufeminin

Mais pour des questions d’organisation, ce serait super si vous nous confirmiez votre présence dès à présent.

Hommes ou femmes, la lutte contre le sexisme nous concerne tous et toutes.


Une main mauve levée pour dire stop aux violences. Le 25 novembre 1960, les sœurs Mirabal, Patria, Minerva et María Tereza, ont été assassinées par le dictateur de la République Dominicaine Rafael Leónidas Trujillo Molina.

En souvenir de ce féminicide, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé, en 1999, le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

En Belgique, la plateforme Mirabal rassemble les associations de femmes (dont les #GirlsInOrange) qui organisent, le 25 novembre, à Bruxelles, la mobilisation. Cette année, difficile de se retrouver, comme l’an dernier, 10 000 dans les rues de la capitala. Il n’y aura que de petits rassemblements symboliques décentralisés le dimanche 22 novembre.

Une mobilisation digitale est toutefois organisée, dès à présent, sur les réseaux sociaux avec le symbole de la main mauve levée pour dire stop aux violences contre les femmes.

Pour soutenir cette mobilisation, nous sommes, tous et toutes, appelées à diffuser une photo individuelle ou collective invitant à y participer.

Comment ?

Avec les hashtags #stopviolencesfaitesauxfemmes, #25novembre et #mirabalbelgium, vous partagez un cliché avec la main peinte en mauve (peinture, maquillage, marqueur, tout est bon !). Facebook, Twitter, Instagram… diffusez-la le plus possible

Vous pouvez aussi nous l’envoyer par mail à mirabal.belgium@gmail.com

Pour plus d’infos, cliquez ici


Lutter contre le sexisme : l’histoire d’une loi

Joëlle Milquet, à l’initiative de la loi « anti-sexisme) quand elle était  vice-Première ministre en charge de l’Intérieur et de l’Egalité des chances, explique pourquoi porter plainte.

Selon une enquête de JUMP, plus de 98 % des femmes sont confrontées à au moins un comportement sexiste (injures, harcèlement, etc.) dans leur vie. Mais seule une minorité d’entre elles le signalent (166 en 2018 selon l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes).

Depuis 2014, lorsque vous êtes victime de propos ou de gestes sexistes dans l’espace public, vous pouvez pourtant déposer plainte à la police. Si vous procédez à une déclaration de personne lésée, vous serez tenu.e informé.e de la suite réservée à votre plainte.  

Vous pouvez également contacter un avocat qui examinera la possibilité de vous constituer partie civile et demander la réparation du dommage.

Enfin, n’hésitez pas à déposer un signalement auprès de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes qui vous conseillera gratuitement et en toute confidentialité. (0800 12 800 tapez 1 dans le menu).


Loi « anti-sexisme » : mode d’emploi

Depuis 2014, des injures sexistes sur Facebook, du harcèlement de rue… peuvent être poursuivis pénalement.

A l’initiative de Joëlle Milquet, alors vice-Première ministre en charge de l’Egalité des chances, cette loi, dite « anti-sexisme », lutte contre le sexisme dans l’espace public.

Première à l’échelle mondiale, la législation belge définit le sexisme et le caractérise comme une infraction : toute personne condamnée sur cette base s’expose à une peine d’emprisonnement d’un mois à un an et/ou à une amende de 50 à 1000 euros.

Pour toutes vos questions sur cette thématique, consultez la brochure de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes ci-dessous.



 

 

 

 

 

 

 

Remarques méprisantes au bureau, propos déplacés et blessants qui amènent des femmes et des filles à éviter certaines rues à certains moments de la journée, à quitter Twitter ou Facebook tellement elles s’y font agresser, harceler…

Le sexisme est une notion mal définie, largement répandue, mais banalisée. Pourtant, le sexisme, c’est aussi de la violence. Il a touché, touche ou touchera plus de 98 % des femmes et des filles dans leur vie.

Le sexisme renforce les inégalités et les discriminations entre les femmes et les hommes. Une blague sexiste, des gestes déplacés, parfois, c’est simplement « lourd ».

Mais parfois, la violence commence par une simple blague. Puis c’est l’escalade, la manipulation, les coups, les blessures et parfois même le viol, pour un tiers des femmes.

Face à ce constat, en 2014, à l’initiative de Joëlle Milquet, alors vice-Première ministre en charge de l’Intérieur et de l’Egalité des chances, a été votée une loi qui définit, pour la 1ère fois, le sexisme et le caractérise comme infraction.

Les #GirlsInOrange ont décidé de mener une campagne de sensibilisation sur ce thème, à l’approche du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Cette campagne commencera le 11 novembre par le lancement d’un clip #StopSexisme #NoViolence sur les réseaux sociaux, notamment via la page Facebook Femmes et société asbl, que nous vous demandons de relayer largement. Le 11 novembre est en effet la Journée belge des droits des femmes.

Nous sommes heureuses de vous retrouver sur le site www.lecdh.be qui consacre un espace à cette campagne, actualisé quotidiennement pendant quinze jours.